Publié le 9 janvier 2026 à 14h09. Les États-Unis ont intercepté un pétrolier vénézuélien au large de Trinité-et-Tobago, renforçant ainsi leur offensive contre les exportations de pétrole de Caracas et les réseaux maritimes qui tentent de contourner les sanctions américaines.
- Les États-Unis ont saisi le pétrolier Olina dans les eaux caribéennes, près de Trinité-et-Tobago.
- Il s’agit de la cinquième interception de ce type en quelques semaines, dans le cadre de la politique américaine visant à contrôler les exportations pétrolières vénézuéliennes.
- Le navire battait faussement pavillon du Timor-Leste et faisait partie d’une “flotte fantôme” cherchant à dissimuler son origine et sa destination.
Les forces américaines ont confirmé la saisie du pétrolier Olina, qui avait apparemment quitté le Venezuela et tentait de revenir dans la région des Caraïbes. L’opération, menée à l’aube, a impliqué des Marines et des marins déployés depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford. Le Commandement Sud des États-Unis a déclaré :
« Une fois de plus, nos forces interarmées conjointes ont envoyé un message clair ce matin : “Il n’y a pas de refuge pour les criminels”. »
Commandement Sud des États-Unis
Selon Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, l’Olina faisait partie d’une flotte de navires cherchant à échapper aux contrôles américains en changeant de pavillon ou en empruntant des routes maritimes clandestines.
« Les criminels du monde entier sont en alerte. Comme un autre pétrolier de la “flotte fantôme”, soupçonné de transporter du pétrole sous embargo, ce navire avait quitté le Venezuela en tentant d’échapper aux forces américaines. La Garde côtière saisira les pétroliers sanctionnés, appliquera les lois américaines et internationales et éliminera ces sources de financement des activités illicites, y compris le trafic de drogue. »
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis
La société britannique de gestion des risques maritimes Vanguard a précisé que le système de suivi AIS (Automatic Identification System) du pétrolier n’avait plus émis de signal depuis 52 jours, dans la zone économique exclusive du Venezuela, au nord-est de Curaçao. Cette pratique, courante chez les navires cherchant à éviter les contrôles internationaux, a permis à l’Olina de naviguer sans transmettre sa position.
L’Olina avait quitté le Venezuela la semaine dernière, entièrement chargé de pétrole, dans le cadre d’un mouvement de navires suivant la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis le 3 janvier. Cependant, en raison du blocus américain sur les exportations pétrolières vénézuéliennes, le navire a été contraint de faire demi-tour vers le Venezuela, avant d’être intercepté par les autorités américaines. Les États-Unis avaient déjà sanctionné l’Olina en janvier de l’année précédente, alors qu’il s’appelait Minerva M, l’accusant de faire partie de cette même “flotte fantôme” opérant avec une réglementation minimale et une assurance opaque.
Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations similaires menées par les États-Unis. Mercredi, le gouvernement américain a saisi deux autres pétroliers liés au Venezuela : le Marin, anciennement Bella 1, suivi par Washington pendant trois semaines des Caraïbes à l’Atlantique Nord, et le M/T Sophia, un navire sanctionné opérant illégalement en eaux internationales.
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