Publié le 16 octobre 2025 à 09h00. Une étude de l’Université de Bristol révèle comment l’évolution anatomique et musculaire a permis à certains dinosaures de devenir les géants que nous connaissons, en se basant sur l’étude des vestiges d’un ancêtre du sauropode.
- Des chercheurs ont analysé les traces musculaires sur les fossiles du Thecodontosaurus, un dinosaure de la taille d’un loup ayant vécu il y a 205 millions d’années.
- Cette analyse permet de mieux comprendre les premières étapes de l’évolution vers des dinosaures géants comme le Diplodocus.
- L’étude met en évidence que le Thecodontosaurus était un dinosaure agile, avec un mode de déplacement différent de celui de ses descendants sauropodes.
L’évolution des dinosaures vers des tailles colossales a toujours fasciné les paléontologues. Une nouvelle recherche menée par l’Université de Bristol apporte des éléments de réponse en étudiant un ancêtre clé des sauropodes, le Thecodontosaurus antiquus. Les fossiles de cet animal, découvert en Angleterre, présentent des marques musculaires exceptionnellement bien conservées, offrant un aperçu unique des adaptations qui ont conduit à l’apparition des géants du Mésozoïque.
Le Thecodontosaurus, qui vivait pendant le Trias, était un dinosaure bipède de taille modeste. Bien que découvert dès 1836, il continue de révéler des informations précieuses sur les premiers dinosaures. L’équipe de recherche a utilisé une analyse détaillée de la structure musculaire des fossiles pour reconstituer le mode de déplacement de cet animal. Ils ont constaté qu’il était agile et possédait une démarche différente de celle des sauropodes, connus pour leur lourdeur et leur lenteur.
Selon Antonio Ballell, doctorant à l’École des sciences de la Terre de l’Université de Bristol et auteur principal de l’étude, la collection de fossiles de Thecodontosaurus conservée par l’université est particulièrement riche et bien préservée. Il explique que les marques et les surfaces rugueuses observées sur les os indiquent l’emplacement des insertions musculaires des membres. Ces détails sont cruciaux pour estimer la forme et la direction des muscles et comprendre comment ils fonctionnaient.
« Les nombreux fossiles que nous possédons présentent encore des marques et des surfaces rugueuses sur les os, signes de l’endroit où les muscles des jambes étaient autrefois attachés. Cette caractéristique est considérée comme très importante car elle aide les scientifiques à estimer la forme et la direction des muscles des jambes. »
Antonio Ballell, doctorant à l’École des sciences de la Terre de l’Université de Bristol
Cette étude, publiée dans la revue Science ouverte de la Royal Society (“Marcher avec les premiers dinosaures : myologie appendiculaire du sauropodomorphe du Trias supérieur, Thecodontosaurus antiquus.”), fournit une reconstruction détaillée des muscles des membres du Thecodontosaurus, illustrant leur rôle dans le mouvement de cet animal ancien. Elle contribue ainsi à éclairer les mécanismes évolutifs qui ont permis à certains dinosaures d’atteindre des proportions gigantesques.
Les résultats de cette recherche ouvrent de nouvelles perspectives sur la compréhension de l’évolution des dinosaures et de leur adaptation à différents environnements.
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