Home NouvellesLes frappes aériennes et les tirs tuent au moins 38 personnes à Gaza alors que les appels au cessez-le-feu se développent

Les frappes aériennes et les tirs tuent au moins 38 personnes à Gaza alors que les appels au cessez-le-feu se développent

by Nicolas Lefèvre

Les frappes israéliennes se sont intensifiées sur Gaza ce samedi, faisant au moins 38 morts selon les autorités sanitaires locales, tandis que la pression internationale pour un cessez-le-feu grandit. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé sa détermination à poursuivre l’offensive lors d’une allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, malgré un isolement diplomatique croissant pour Israël.

Au cours des dernières heures, des bombardements ont frappé des habitations dans le centre et le nord de la bande de Gaza. Neuf membres d’une même famille ont été tués dans une maison du camp de réfugiés de Nuseirat, selon le personnel de l’hôpital Al-Awda où les corps ont été transportés. D’autres frappes ont visé le quartier de Tufah à Gaza City, détruisant un immeuble et causant la mort d’au moins 11 personnes, dont plus de la moitié identifiées par l’hôpital Al-Ahly. Quatre autres victimes ont été recensées dans le camp de réfugiés de Shati, suite à une frappe aérienne sur leur domicile, selon l’hôpital Shifa.

Ces attaques interviennent après la prise de parole de Netanyahu devant l’Assemblée générale de l’ONU, où il a déclaré que son pays « doit achever le travail » contre le Hamas. Son discours, destiné autant à l’opinion publique israélienne qu’à la communauté internationale, a été marqué par le départ massif de plusieurs délégations nationales pendant son intervention.

Par ailleurs, six Palestiniens ont perdu la vie suite à des tirs israéliens alors qu’ils cherchaient de l’aide dans le sud et le centre de Gaza, ont indiqué les hôpitaux Nasser et Al Awda. L’armée israélienne n’a pas immédiatement commenté ces incidents.

La situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Les hôpitaux et les centres de santé de Gaza City sont au bord de l’effondrement, avec des pénuries critiques de médicaments, d’équipement, de nourriture et de carburant. Deux cliniques ont été détruites par des frappes aériennes, deux hôpitaux ont dû fermer leurs portes et les autres fonctionnent avec des effectifs réduits, ne pouvant assurer les soins nécessaires aux patients, y compris les nouveau-nés en incubateur.

L’organisation humanitaire Médecins sans frontières a annoncé la suspension de ses activités à Gaza City en raison de l’intensification des combats et de la proximité des forces israéliennes avec ses installations. De plus, l’acheminement de l’aide humanitaire est entravé, Israël ayant interrompu les livraisons via le passage nord de Gaza depuis le 12 septembre et refusant de plus en plus les demandes de l’ONU de transférer des fournitures du sud vers le nord.

Depuis le début de l’offensive, plus de 65 000 Palestiniens ont été tués et plus de 167 000 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza. Bien que le ministère ne distingue pas entre civils et combattants, il précise que les femmes et les enfants représentent environ la moitié des victimes. Ces chiffres sont considérés comme les plus fiables disponibles en temps de guerre par les agences des Nations Unies et de nombreux experts indépendants.

Le conflit a été déclenché le 7 octobre 2023 par une attaque du Hamas contre Israël, qui a fait environ 1 200 morts et entraîné la prise de 251 otages. Quarante-huit captifs restent à Gaza, dont environ 20 sont présumés vivants par Israël, après la libération d’autres otages lors de trêves ou d’accords.

La pression s’intensifie également sur les États-Unis pour qu’ils incitent Israël à un cessez-le-feu. Le président Donald Trump a déclaré vendredi qu’il pensait que les États-Unis étaient sur le point de parvenir à un accord pour réduire les combats à Gaza, permettant de « récupérer les otages » et de « mettre fin à la guerre ». Une rencontre entre Trump et Netanyahu est prévue lundi, et Trump a annoncé sur les réseaux sociaux des « discussions très inspirées et productives » et des « négociations intenses » avec les pays de la région.

En parallèle, un nombre croissant de pays reconnaissent l’État palestinien, une démarche que rejette fermement Israël.

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