Publié le 2024-04-29 14:35:00. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié ses premières recommandations concernant l’utilisation de médicaments innovants, les agonistes du GLP-1, pour lutter contre l’obésité, une maladie touchant plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Ces directives interviennent alors que la demande pour ces traitements, surnommés « stylos minceur », explose et que les systèmes de santé s’interrogent sur leur intégration.
- L’OMS recommande l’utilisation de médicaments GLP-1 pour le traitement à long terme de l’obésité chez les adultes (hors femmes enceintes), en complément d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière.
- Le coût économique de l’obésité est estimé à 3 000 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, et devrait atteindre ce niveau d’ici 2030.
- L’accès à ces thérapies reste un défi majeur, avec une prévision de moins de 10 % de personnes concernées pouvant en bénéficier d’ici 2030.
L’OMS considère désormais l’obésité comme une maladie chronique nécessitant une prise en charge globale et durable. Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que, bien que ces médicaments ne soient pas une solution miracle, ils peuvent aider des millions de personnes à surmonter cette condition et à réduire ses complications.
Les nouvelles directives concernent spécifiquement trois agents : le sémaglutide, le tirzépatide et le liraglutide. Elles s’appliquent aux adultes présentant un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus. Cette décision fait suite à l’ajout du sémaglutide et du tirzépatide à la liste des médicaments essentiels de l’OMS pour la gestion du diabète de type 2 chez les patients à haut risque, en septembre dernier.
L’OMS s’engage à collaborer avec les gouvernements et les acteurs de la santé d’ici 2026 pour prioriser l’accès à ces traitements pour les populations les plus vulnérables. L’agence a également mis en garde contre l’augmentation significative du coût économique de l’obésité, qui pourrait atteindre 3 000 milliards de dollars (USD) par an d’ici 2030, soulignant ainsi l’urgence d’une action globale.
Malgré l’expansion rapide de la production, l’accès à ces thérapies reste limité. L’OMS prévoit que moins de 10 % des personnes susceptibles d’en bénéficier y auront accès d’ici 2030, ce qui souligne la nécessité de trouver des solutions pour améliorer la disponibilité et l’abordabilité de ces médicaments.
Reuters avait anticipé cette annonce de l’OMS.
