L’Iran est le théâtre d’une contestation populaire d’une ampleur inédite, marquée par une répression sanglante des forces de l’ordre. Alors que le régime tente de couper les communications, des centaines de manifestants auraient déjà perdu la vie, mais le mouvement de protestation ne faiblit pas.
Les manifestations, qui se sont intensifiées ces dernières semaines, sont confrontées à une violente répression. Des coupures d’internet, de réseau téléphonique et d’électricité ont été signalées, suscitant des craintes quant à une escalade de la violence, dissimulée par le manque d’accès à l’information.
Malgré la brutalité des forces de sécurité, la détermination des Iraniens à contester le pouvoir en place ne semble pas vaciller. Des observateurs soulignent l’ampleur et le courage exceptionnels dont font preuve les manifestants face à une répression d’une rare férocité.
Un renversement du régime iranien aurait des conséquences majeures, non seulement pour la région, mais également pour la politique internationale. Certains analystes estiment que cette insurrection pourrait être l’événement le plus significatif du XXIe siècle.
Cependant, la réaction des milieux libéraux occidentaux a été jugée étonnamment discrète. Le soutien aux manifestants iraniens a été limité, voire inexistant, contrastant avec la vive indignation suscitée par les conflits israélo-palestiniens. Des critiques pointent une hypocrisie flagrante, soulignant que ceux qui dénoncent les pertes civiles à Gaza restent silencieux face au carnage en Iran.
La couverture médiatique occidentale a initialement ignoré les événements en Iran, avant de les minimiser en les présentant comme de simples protestations liées au coût de la vie. Par la suite, certains médias ont relayé les affirmations de la propagande gouvernementale iranienne.
Selon des analystes, cette attitude est liée au fait que la révolte iranienne ne se limite pas à une contestation du régime actuel, mais s’attaque aux fondements mêmes de l’islam politique. Cette dimension est perçue comme inacceptable par certains libéraux occidentaux, qui tendent à justifier les actions des islamistes comme une forme de résistance à l’impérialisme occidental.
Cette perspective, selon laquelle Israël et l’Occident seraient systématiquement les agresseurs et les musulmans les victimes, est profondément ancrée dans une certaine vision du monde. L’islam serait ainsi devenu, pour certains progressistes occidentaux, un symbole de conscience morale.
La cause palestinienne, devenue un symbole de lutte contre l’oppression, a contribué à façonner cette perception. Bien que contestée, l’idée selon laquelle les Palestiniens seraient le peuple opprimé par excellence, victime de « génocide », d’« apartheid » et de crimes de guerre israéliens, reste tenace. Cette vision a permis aux islamistes, notamment les Frères musulmans, d’étendre leur influence, notamment grâce au soutien financier du Qatar, qui a investi massivement dans les universités et les médias occidentaux.
Cette influence a contribué à inverser les perceptions, présentant la victime comme l’agresseur et la tyrannie comme la justice. En Grande-Bretagne, cette tendance se manifeste par le refus du gouvernement travailliste d’interdire les mariages consanguins, potentiellement préjudiciables, et par une certaine complaisance envers les gangs impliqués dans des violences sexuelles. La police de Birmingham a été critiquée pour avoir interdit et diffamé des supporters de football israéliens, les accusant de menacer la communauté musulmane locale.
Aux États-Unis, des inquiétudes similaires se font jour, notamment à New York, où le maire Zohran Mamdani a tardé à condamner fermement les chants pro-Hamas entendus devant une synagogue.
Cette progression de l’influence islamiste en Occident est facilitée par la connivence de libéraux qui considèrent le monde musulman comme une victime historique de l’Occident. Ils ont salué la révolution iranienne de 1979 comme une victoire contre la répression du Shah, soutenue par les États-Unis, tout en ignorant les exécutions sommaires, la persécution des femmes et le terrorisme international perpétrés par le régime islamique.
Face à cette situation, certains appellent à soutenir les manifestants iraniens et à prier pour leur victoire, estimant qu’un renversement du régime serait un coup dur porté à l’islamisme mondial et un pas vers la paix et la liberté. Ils soulignent que ceux qui s’opposent à l’Amérique, à l’Occident et à Israël ont tout intérêt à voir ce mouvement échouer.
La révolution iranienne de 1979 a marqué le début d’une guerre sainte islamique contre l’Occident, en inspirant les musulmans sunnites à établir des califats islamiques. L’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a renforcé cette conviction, mais a également conduit à la destruction des défenses aériennes iraniennes et à la menace d’une élimination du programme nucléaire iranien par les États-Unis.
Cet affaiblissement du régime iranien a directement contribué au soulèvement populaire actuel. Si ce soulèvement aboutit, il pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre l’islamisme et ouvrir la voie à un avenir plus pacifique et plus libre.
