Home AffairesLes marchés émergents enregistrent les meilleurs rendements annuels des titres à revenu fixe tandis que Munis suit la piste

Les marchés émergents enregistrent les meilleurs rendements annuels des titres à revenu fixe tandis que Munis suit la piste

by Amélie Bernard

Les marchés obligataires ont affiché des performances surprenantes en 2024, avec une forte progression des revenus des marchés émergents, tandis que les obligations municipales américaines ont connu un rendement plus modeste. Cette situation, influencée par le cycle électoral et les incertitudes macroéconomiques, pourrait se poursuivre en 2025 et 2026, selon les dernières analyses.

Les obligations des marchés émergents ont enregistré des rendements à deux chiffres cette année, tirées par une conjoncture favorable. En parallèle, les obligations d’entreprises à haut rendement se sont distinguées parmi les actifs américains. Cependant, l’attention se porte désormais sur la dette de meilleure qualité, le cycle de crédit étant tendu et les rendements dépendant de plus en plus de la durée des obligations que du risque de crédit.

Un événement marquant a été la vente massive des obligations municipales par les clients d’un fonds après l’élection présidentielle américaine et le basculement du Congrès. Historiquement, les obligations municipales sont sensibles aux cycles électoraux, notamment en raison des débats fiscaux. Une augmentation des impôts sur les revenus des ménages, souvent associée à une victoire démocrate, tend à stimuler la demande pour ces obligations, tandis que les politiques républicaines ont généralement un effet inverse.

À l’heure actuelle, les positions en obligations municipales sont réduites. L’analyste prévoit de surveiller de près l’évolution de la situation en fonction du cycle électoral de novembre 2026, avant de prendre de nouvelles décisions.

Concernant l’inflation, l’analyste estime que le taux de 2 % observé entre 2010 et 2019 était en partie artificiel, résultant de la crise financière de 2008 et de ses conséquences sur le marché immobilier américain. Il anticipe un taux d’inflation sous-jacente de 2,5 % en 2025, un chiffre plus réaliste qu’un taux de 2 %.

Les perspectives pour 2026 suggèrent une baisse des taux des fonds fédéraux vers une fourchette de 3 %. La question clé reste l’évolution de la courbe des taux : va-t-elle s’accentuer ou s’aplatir ? L’analyste penche pour une augmentation de la durée des obligations, en privilégiant les obligations d’entreprises de meilleure qualité ou des ETF comme le LQD.

Malgré une année globalement positive pour les rendements obligataires, les investisseurs restent préoccupés par la nomination du prochain président de la Réserve fédérale américaine. Cette nomination est délicate, le nouveau président étant confronté à un dilemme : être perçu comme un simple exécutant des décisions présidentielles ou s’opposer fréquemment à l’administration en place.

Il est important de souligner que ces observations ne constituent en aucun cas un conseil en investissement, mais uniquement une opinion personnelle. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.

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