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Les personnes les plus dangereuses sur Internet en 2025

by Thomas Caron

Publié le 29 décembre 2025 10h33. En 2025, le pouvoir aux États-Unis est de plus en plus concentré entre les mains de personnalités issues du monde numérique, parfois controversées, qui façonnent la politique et la société par le biais des réseaux sociaux et de nouvelles technologies.

  • Donald Trump, à 79 ans, continue de gouverner par le biais de son réseau social Truth Social, alimentant un climat de chaos et de polarisation.
  • L’administration Trump s’appuie sur une équipe d’experts atypiques, issus de milieux variés tels que les podcasts complotistes, la télévision et le scepticisme vaccinal.
  • Un nouveau département gouvernemental, le DOGE (Département de l’efficacité gouvernementale) dirigé par Elon Musk, prend le contrôle de la bureaucratie fédérale et met en place des outils de surveillance controversés.

La montée en puissance de ces figures issues du monde en ligne marque un tournant dans la politique américaine, où les normes traditionnelles et les contre-pouvoirs semblent s’effacer au profit d’une communication directe et souvent impulsive avec l’électorat. L’ère des commentaires YouTube, autrefois dédaignée, semble désormais dicter les décisions au plus haut niveau de l’État.

Donald Trump : une présence omniprésente

En 2025, Donald Trump semble avoir atteint une forme aboutie de son influence politique. Libéré des contraintes habituelles, son second mandat est marqué par une poursuite inlassable de ses objectifs, définis par Stephen Miller et Russell Vought, visant à restaurer la grandeur de l’Amérique selon leur vision. Cependant, c’est sur Truth Social que le président se distingue, déversant un flot constant d’attaques, d’insultes, de théories du complot et de critiques envers l’intelligence artificielle.

Au cours d’une nuit particulièrement prolifique début décembre, le président des États-Unis a publié 169 messages entre 19 heures et minuit à la Maison Blanche. Ces publications comprenaient des appels au Congrès pour « METTRE FIN AU FILIBUSTER » et des commentaires sur l’élection présidentielle au Honduras. Quelques semaines auparavant, il avait posté qu’une vidéo rappelant aux troupes américaines qu’elles ont le devoir de désobéir aux ordres illégaux était un « COMPORTEMENT SÉDITIEUX, passible de MORT ». Chaque publication présidentielle est immédiatement relayée par les médias, obligeant l’ensemble de la population américaine à absorber le chaos généré par Trump en ligne.

Ce schéma se répète quotidiennement sous l’administration Trump, comme cela est le cas depuis près d’une décennie. Bien que des fissures commencent à apparaître dans l’armure médiatique de Trump – notamment suite à la réaction républicaine à ses commentaires insensibles après le meurtre du cinéaste Rob Reiner et de son épouse mi-décembre – il continue de dominer les cycles d’information et d’exercer un pouvoir croissant pour façonner et détruire des vies aux États-Unis et à l’étranger, avec un simple message sur Truth Social. Un principe semble guider Trump de manière constante : jamais, jamais, jamais céder.

Les « Tsars des frontières » : une politique migratoire intransigeante

L’administration Trump a mis en œuvre une politique migratoire brutale et inflexible en 2025, caractérisée par la présence d’agents en tenue anti-émeute dans les rues, le profilage racial des piétons et la disparition de proches dans les méandres bureaucratiques de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Customs and Border Protection (CBP). Au cœur de cette refonte profonde de la politique américaine se trouvent Stephen Miller, conseiller à la Maison Blanche, et Kristi Noem, secrétaire au Département de la Sécurité intérieure.

Stephen Miller est largement considéré comme l’« architecte » des mesures anti-immigration de Trump. C’est lui qui a affirmé à la télévision que les agents fédéraux devaient arrêter 3 000 personnes par jour – un prétendu « quota » que l’administration a nié, du moins lorsqu’elle a été contraint de s’expliquer devant les tribunaux. Sans Miller, les réseaux sociaux – en ligne et hors ligne – seraient probablement moins saturés d’informations et de vidéos témoignant de vies brisées.

Kristi Noem, quant à elle, est devenue le visage de la politique anti-immigration du gouvernement. En tant que chef du DHS, elle supervise à la fois l’ICE et le CBP et est donc directement responsable de la manière dont la répression contre les immigrants est menée. Cela inclut une surveillance accrue des médias sociaux, une application de reconnaissance faciale permettant d’identifier les personnes à partir de bases de données gouvernementales, et la divulgation publique d’informations personnelles sur les agents fédéraux, assimilée à du « doxing » illégal. Sous la direction de Noem, le CBP a même envisagé de soumettre les voyageurs se rendant aux États-Unis à un examen de cinq années de leurs publications sur les réseaux sociaux.

DOGE : la surveillance à l’ère numérique

Le Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) d’Elon Musk, composé en grande partie d’ingénieurs jeunes et inexpérimentés, connectés à des personnalités influentes, a contourné les vérifications d’antécédents habituelles pour accéder à des systèmes gouvernementaux sensibles. Leur objectif principal semble être la création d’une base de données centralisée permettant une surveillance d’une ampleur sans précédent.

C’est ce qui s’est réellement passé cette année, alors que le DOGE a pris le contrôle d’une grande partie de la bureaucratie fédérale.

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