Home SantéLes personnes minces peuvent également souffrir du SOPK, c’est ce que disent les médecins

Les personnes minces peuvent également souffrir du SOPK, c’est ce que disent les médecins

by Sophie Martin

Publié le 5 décembre 2025 16:54:00. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), souvent associé à un surpoids, peut également toucher des femmes minces, avec des conséquences sur la fertilité et le risque de développer un diabète. Une spécialiste indonésienne alerte sur l’importance d’une sensibilisation précoce, notamment chez les adolescentes.

  • Le SOPK peut se manifester chez des femmes de poids normal, une forme parfois moins symptomatique appelée « SOPK maigre ».
  • Les femmes atteintes de SOPK ont tendance à prendre du poids plus facilement et à ressentir une faim accrue.
  • Jusqu’à 50 % des patientes atteintes du SOPK pourraient développer un diabète avant l’âge de 40 ans.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble hormonal fréquent qui affecte de nombreuses femmes en âge de procréer. Contrairement à une idée reçue, il ne se limite pas aux femmes en surpoids. La Dre Gita Pratama, spécialiste en obstétrique et gynécologie et en endocrinologie de la reproduction à Jakarta, souligne que des femmes minces peuvent également être touchées.

« Habituellement, les symptômes ne sont pas aussi graves que ceux du surpoids ou de l’obésité. C’est pourquoi nous appelons cela un SOPK maigre », explique la Dre Pratama. Les femmes de poids inférieur à la normale peuvent maintenir un bon état de santé grâce à une activité physique régulière et à une alimentation adaptée, mais elles ne sont pas pour autant immunisées contre ce syndrome.

Selon des études, les femmes atteintes de SOPK ont souvent tendance à prendre du poids plus facilement et à ressentir une faim plus rapide, ce qui peut les inciter à consommer davantage de collations. Si l’obésité s’installe, un risque important de résistance à l’insuline apparaît, pouvant évoluer vers un état pré-diabétique.

L’insuline, hormone essentielle à la régulation de la glycémie, peut progressivement perdre de son efficacité, augmentant ainsi le risque de développer un diabète de type 2. La Dre Pratama met en garde : « On estime que 50 pour cent des patientes atteintes du SOPK développeront un diabète avant l’âge de 40 ans ».

Face à ces enjeux, la spécialiste insiste sur la nécessité d’intensifier l’éducation du public, en particulier auprès des adolescentes, afin de promouvoir un mode de vie sain et une attention particulière à la santé reproductive dès le plus jeune âge. Une prise de conscience précoce pourrait permettre une meilleure gestion du SOPK et une réduction des risques associés.

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