Publié le 28 septembre 2025 à 17h25. Le prestigieux grand magasin londonien Harrods a été victime d’une cyberattaque ayant compromis les données personnelles de 430 000 clients, sans toutefois affecter leurs informations bancaires. L’entreprise refuse de négocier avec les pirates et coopère avec les autorités.
- Harrods a confirmé avoir été contacté par des pirates suite au vol de données concernant 430 000 clients.
- Les informations compromises, issues d’un prestataire tiers, se limitent aux données personnelles de base (noms, coordonnées) et aux préférences marketing.
- Harrods refuse de céder aux demandes des pirates et travaille avec les autorités compétentes.
L’incident survient dans un contexte de multiplication des cyberattaques visant les grandes entreprises britanniques ces derniers mois. Harrods n’a pas précisé la nature des communications établies avec les pirates, mais a assuré que les données volées ne comprenaient ni mots de passe, ni détails de paiement.
Selon un communiqué de l’entreprise, les informations dérobées incluent des données personnelles de base, telles que les noms et les adresses électroniques, ainsi que des informations relatives aux programmes de fidélité et aux préférences marketing. Harrods a précisé que ces données, même si compromises, ne devraient pas permettre une utilisation frauduleuse par des tiers.
« Nous nous concentrons sur l’information et le soutien de nos clients. Nous avons informé toutes les autorités compétentes et continuerons de coopérer avec eux. »
Porte-parole de Harrods
La majorité des achats effectués chez Harrods se font en magasin, ce qui signifie que seule une portion limitée de sa clientèle a été affectée par cette violation de données. L’entreprise a également souligné que cet incident n’est pas lié à une tentative de piratage de ses systèmes survenue plus tôt cette année.
Harrods avait initialement informé ses clients de cette brèche par courriel vendredi dernier. Cette attaque s’inscrit dans une vague de cybercriminalité qui frappe le Royaume-Uni.
En mai dernier, Harrods avait déjà été contraint de restreindre l’accès à Internet sur ses sites par mesure de précaution, suite à une tentative d’accès non autorisé à ses systèmes. Le groupe de pirates responsable de cette tentative a également revendiqué la responsabilité des attaques visant Marks & Spencer (M&S) et la Co-op. Quatre personnes ont été arrêtées en juillet dans le cadre de cette enquête.
La Co-op, qui a confirmé en juillet que les données de 6,5 millions de ses membres avaient été volées, a annoncé cette semaine que cette cyberattaque lui avait coûté 206 millions de livres sterling (environ 238 millions d’euros) en ventes perdues. M&S, dont les services en ligne ont été perturbés pendant des mois, a estimé en mai que l’attaque lui coûterait 300 millions de livres sterling (environ 348 millions d’euros) de bénéfices.
Le constructeur automobile Jaguar Land Rover est également confronté à des difficultés, travaillant toujours à rétablir ses systèmes informatiques et à relancer la production après un piratage survenu fin août. Cette attaque a eu un impact majeur sur l’entreprise et sa chaîne d’approvisionnement, conduisant le gouvernement à accepter de garantir un prêt de 1,5 milliard de livres sterling (environ 1,74 milliard d’euros) à JLR afin de soutenir ses fournisseurs.
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