Une initiative de paix surprise portée par l’ancien président américain Donald Trump pourrait changer la donne dans le conflit russo-ukrainien. Lors d’une rencontre dimanche à Mar-a-Lago, en Floride, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, Trump a annoncé l’ébauche d’un plan de paix et l’offre d’une garantie de sécurité américaine à l’Ukraine, valable jusqu’à 15 ans après la fin des hostilités.
Selon Trump, les discussions ont été fructueuses et laissent entrevoir un accord potentiellement bénéfique pour toutes les parties. « Je crois que nous avons les éléments d’un accord qui est bon pour l’Ukraine, bon pour tout le monde », a-t-il déclaré aux journalistes, précisant avoir également contacté Vladimir Poutine après la réunion. L’ancien président a souligné les avantages économiques considérables que ce plan de 20 points pourrait apporter à l’Ukraine.
L’annonce intervient alors que la Russie a prolongé son interdiction d’exportation d’essence, incluant le diesel et d’autres produits raffinés, jusqu’en février, invoquant la nécessité de sécuriser son approvisionnement national. Une fin du conflit pourrait donc avoir un impact significatif sur l’infrastructure énergétique russe.
Par ailleurs, l’Europe exprime son mécontentement face à son exclusion des négociations de paix. Malgré les appels de Trump et Zelensky à une implication des dirigeants européens, les tensions persistent. L’affaire a été aggravée par l’interdiction, imposée par le sénateur américain Marco Rubio, à cinq responsables de l’Union européenne de se rendre aux États-Unis, en raison de leurs efforts perçus comme de la censure. Parmi les personnes visées figure Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé de la politique numérique et figure clé de la loi sur les services numériques (Digital Services Act).
L’administration Trump semble ainsi marquer une distance avec l’Union européenne, invoquant des divergences de valeurs et l’évolution démographique de certaines grandes villes européennes. En parallèle, Washington privilégie une approche diplomatique et économique en Amérique latine, notamment en imposant un blocus naval au Venezuela. Trump a même annoncé la destruction d’une installation vénézuélienne, qualifiant cette action de première frappe terrestre dans le cadre de la lutte antidrogue : « Ils ont une grande usine ou une grande installation d’où proviennent les navires », a-t-il affirmé. « Il y a deux nuits, nous l’avons détruit. »
Sur le front économique américain, l’Association nationale des constructeurs d’habitations a fait état d’une hausse de 3,3 % en novembre, suggérant une possible stabilisation du marché immobilier. La baisse des taux hypothécaires fixes, oscillant entre 6,3 % et 6,4 %, pourrait également stimuler les ventes de logements et soutenir la croissance économique.