La chaîne québécoise Pizza Salvatoré s’est hissée au sommet du palmarès des programmes de fidélité au Québec en octobre 2026, selon l’étude LoyauT 2026 d’adviso et d’Ad hoc recherche. Mené auprès de 15 000 Canadiens, ce sondage révèle que la restauration rapide domine désormais le secteur, occupant huit des dix premières places au pays.
Pizza Salvatoré prend la tête des programmes québécois
Le palmarès LoyauT 2026 a été réalisé par adviso en partenariat avec Ad hoc recherche. L’étude a évalué 83 programmes de fidélisation.
Elle se base sur les réponses de 15 000 Canadiens interrogés du 13 mai au 4 juin 2026.
Elle devance ainsi des noms bien ancrés comme FidéliTim de Tim Hortons et Récompenses Domino’s. À l’échelle nationale, c’est le programme Chipotle Rewards qui s’installe au premier rang, devant Burger King et Papa John’s, tandis que Salvatoré se positionne au sixième rang.

C’est une marque qui est très suivie sur les médias sociaux, très active en termes de communication et aussi en pleine croissance. Dans ce contexte-là, ce n’est pas étonnant finalement de la voir arriver en première place.
Simon Éthier, consultant et associé chez Adviso
Les clients se tournent vers les restaurants
Huit des dix programmes du Top 10 canadien sont désormais associés à la restauration rapide ou au café, comparativement à seulement quatre en 2025 et un seul en 2024. Le palmarès québécois compte également la moitié de ses dix premières positions occupées par le secteur.
À peine lancé en avril 2025, le programme de la chaîne A&W s’est par ailleurs hissé à la huitième place du palmarès canadien. Aux yeux de Simon Éthier, les programmes qui réussissent à conserver la loyauté des clients sont ceux qui gardent l’utilisation simple, pertinente et généreuse.
La recherche d’économies immédiates motive les adhésions.
Historiquement, ce qui a la vedette est tout ce qui est rattaché aux récompenses, les clients accumulant des points pour chaque dollar dépensé afin de les échanger contre des gratuités.

La fraude menace les programmes
Les consommateurs semblent marquer un temps d’arrêt et atteindre un plafond dans l’utilisation des programmes de récompenses.
La multiplication des comptes numériques expose les usagers à des failles de confiance. L’utilisation croissante des données personnelles présente les mêmes risques.
18 % des répondants ont déjà été victimes d’une fraude liée à un programme de fidélité, et 42 % ont vécu au moins une situation de fraude entre un programme de récompenses ou une carte de crédit.