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Le premier ministre du Québec boycotte le sommet Canada-UE

Le premier ministre canadien Mark Carney a refusé au dirigeant souverainiste québécois Paul St-Pierre Plamondon d'intervenir au Sommet Canada-Union européenne à Montréal…

Le premier ministre du Québec boycotte le sommet Canada-UE

Le premier ministre canadien Mark Carney a refusé au dirigeant souverainiste québécois Paul St-Pierre Plamondon d’intervenir au Sommet Canada-Union européenne à Montréal, déclenchant une vive réplique politique.

Le refus d’Ottawa et le boycott de Paul St-Pierre Plamondon

Le différend entre le gouvernement fédéral et l’exécutif québécois a culminé par l’annonce du premier ministre du Québec de ne pas assister au sommet canado-européen qui s’est ouvert à Montréal. Alors que le chef souverainiste exigeait de prendre la parole devant les délégués internationaux, le premier ministre Mark Carney lui a refusé ce temps de parole.

En guise de compromis, Ottawa a proposé d’inviter le dirigeant québécois à accueillir la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ainsi que le président du Conseil européen Antonio Costa, et à se joindre à la table d’honneur pour des conversations privées lors d’un dîner diplomatique. Une offre balayée par le cabinet du premier ministre québécois, qui a dénoncé une tentative de marginalisation politique sur son propre territoire.

Le gouvernement fédéral aurait tort de croire que donner la permission au premier ministre du Québec de servir des cocktails de crevettes lors d’une réception constitue une forme d’influence acceptable et suffisante pour représenter les intérêts du Québec.

Paul St-Pierre Plamondon, premier ministre du Québec, via la presse

Le premier ministre Mark Carney a rétorqué de son côté que le dirigeant québécois avait choisi de laisser une chaise vide une fois de plus, faisant référence à l’absence de Paul St-Pierre Plamondon lors d’une réunion tenue le lundi précédent entre les premiers ministres provinciaux et les dirigeants autochtones. La ministre fédérale de l’Industrie Mélanie Joly a également rappelé à Ottawa que les questions de géopolitique et le sommet lui-même relèvent de la compétence fédérale.

Reporter Roundtable: Quebec Premier boycotts Canada-EU summit | Power & Politics

Les tensions constitutionnelles autour des compétences exclusives

Le gouvernement de la province a fait valoir que les pourparlers en cours touchent des domaines de compétence exclusive provinciale, tels que les ressources naturelles, l’éducation et la santé. Le Parti québécois a par ailleurs souligné que la province disposait d’un siège à la table lors des négociations pour l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne, estimant que refuser la parole au Québec constitue un recul.

La ministre a ajouté que la position fédérale montre un manque fondamental de respect envers le Québec et un déni du rôle de l’Assemblée nationale.

Le premier ministre du Québec boycotte le sommet Canada-UE
Photo : The Globe and Mail

Le gouvernement provincial a aussi affirmé qu’Ottawa avait rejeté une demande formulée dès septembre par l’ancienne première ministre Christine Fréchette pour que le Québec accueille une réception en marge du sommet. De son côté, Mark Carney a défendu sa gestion en affirmant que son administration avait mené quatre réunions avec des fonctionnaires provinciaux pour discuter de l’événement et a exprimé son souhait de poursuivre le fédéralisme coopératif.

La représentation de la province et la suite des échanges

Le représentant a soutenu que la demande d’intervention de la province était normale et légitime. Les autorités locales ont par ailleurs confirmé que des fonctionnaires de terrain maintiennent une relation constructive, des groupes de travail conjoints ayant été mis en place pour suivre la mise en œuvre des conclusions du sommet.

Investissement Québec a rappelé que l’Union européenne constitue le deuxième marché en importance après les États-Unis pour les produits québécois, avec des exportations vers le bloc européen ayant frôlé les 14 milliards de dollars l’année précédente. Les analystes soulignent que le territoire se positionne stratégiquement grâce à ses secteurs aérospatial, de la défense, de l’agriculture et à ses minéraux recherchés pour les alliances accrues entre le Canada et l’Europe.

Le parti québécois Plamondon boycotte le sommet Canada-UE en raison des tensions avec Ottawa.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.