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Les prix du pétrole brut devraient baisser modérément suite au cessez-le-feu à Gaza

Les prix du pétrole sont en baisse ce vendredi, portés par l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Cette détente, combinée aux perspectives d'un excédent d'offre, efface une partie de la prime de guerre qui avait gonflé…

Les prix du pétrole brut devraient baisser modérément suite au cessez-le-feu à Gaza

Les prix du pétrole sont en baisse ce vendredi, portés par l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Cette détente, combinée aux perspectives d’un excédent d’offre, efface une partie de la prime de guerre qui avait gonflé les tarifs ces dernières semaines.

À l’heure où nous publions, le baril de pétrole brut se négocie à 64,90 dollars américains (environ 60 euros), tandis que le West Texas Intermediate (WTI) atteint 61,28 dollars américains (environ 57 euros). L’apaisement au Moyen-Orient permet aux marchés de se concentrer sur l’offre, qui devrait augmenter.

« Cet accord a permis de recentrer l’attention sur l’excédent pétrolier imminent, alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) assouplit ses réductions de production », a souligné Daniel Hynes, analyste chez ANZ, dans une note relayée par Reuters. Bien que les indices de référence pourraient enregistrer une légère hausse en fin de semaine, la tendance générale est à la baisse.

Cependant, les tensions en Ukraine continuent de peser sur les prix. Les efforts pour parvenir à un accord similaire avec le gouvernement ukrainien seraient, selon un vice-ministre russe des Affaires étrangères cité par Reuters, « largement épuisés ». Moscou assure néanmoins poursuivre les discussions avec Washington en vue d’une résolution du conflit.

Warren Patterson, responsable de la stratégie matières premières chez ING, estime que la guerre en Ukraine représente le principal risque à la hausse pour les prix du pétrole. Il explique que « la menace persistante de sanctions et de droits de douane secondaires visant la Russie » soutient les cours.

« Une position plus ferme du président Trump pourrait également compromettre l’approvisionnement russe. Un autre facteur de risque important est lié aux attaques de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes. Si ces attaques ont principalement visé les raffineries, certaines ont également ciblé des infrastructures portuaires, ce qui pourrait affecter directement les exportations de pétrole brut », a précisé Patterson. ING s’attend à ce que l’excédent d’offre continue de limiter les prix du pétrole pour le reste de l’année et pour 2025.

Par ailleurs, l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis a fait état d’une augmentation de la demande de carburant au cours de la semaine précédant le 3 octobre. Phil Flynn, du Price Futures Group, a noté que la demande, à 21,99 millions de barils par jour, était la plus élevée enregistrée depuis la fin de 2022, ce qui témoigne de la robustesse de la consommation mondiale.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.