Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Les putschistes en Guinée-Bissau installent un président et Embalo arrive au Sénégal

Publié le 28 novembre 2025 à 02h50 (heure de La Mecque). Un coup d'État militaire a renversé le président de la Guinée-Bissau, Omar Sissoko Embalo, la veille de la publication des résultats préliminaires de l'élection présidentielle. L'armée justifie…

Les putschistes en Guinée-Bissau installent un président et Embalo arrive au Sénégal

Publié le 28 novembre 2025 à 02h50 (heure de La Mecque). Un coup d’État militaire a renversé le président de la Guinée-Bissau, Omar Sissoko Embalo, la veille de la publication des résultats préliminaires de l’élection présidentielle. L’armée justifie cette action par la nécessité de contrecarrer un complot impliquant des trafiquants de drogue.

Le général de division Horta Enta a été nommé président par intérim de la Guinée-Bissau, hier jeudi, suite à la destitution du président Embalo et de son gouvernement par les forces armées. Le général Enta a fait sa première apparition publique en uniforme militaire lors d’une cérémonie retransmise à la télévision nationale.

Selon ses déclarations, le coup d’État était indispensable pour déjouer un complot orchestré par des « trafiquants de drogue » visant à déstabiliser la démocratie guinéenne. Il a annoncé une période de transition d’un an, qui débutera immédiatement.

La capitale, Bissau, était calme ce vendredi matin, malgré le déploiement de soldats dans les rues. De nombreux habitants sont restés chez eux, même après la levée du couvre-feu nocturne et la fermeture des commerces et des banques.

Lors de la cérémonie d’investiture, le général de division Thomas Djasi a été nommé chef d’état-major de l’armée.

Le président déchu, Omar Sissoko Embalo, a trouvé refuge au Sénégal, grâce à l’intervention de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il est arrivé à Dakar à bord d’un avion privé, selon un communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères.

Les militaires, se présentant comme le « Haut commandement militaire pour le rétablissement de l’ordre », ont justifié leur action en évoquant un plan de déstabilisation impliquant des personnalités politiques et des trafiquants de drogue. Ils ont affirmé avoir évincé Embalo en réponse à cette menace.

Ce coup d’État marque le neuvième renversement de pouvoir en Afrique de l’Ouest depuis cinq ans, soulignant la persistance de l’instabilité politique dans la région. La Guinée-Bissau, en particulier, est un point de transit notoire pour le trafic de cocaïne et a connu une longue histoire d’interférences militaires dans la politique.

L’intervention militaire est survenue à la veille de l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle, qui opposaient Embalo à Fernando Dias, un nouveau venu sur la scène politique âgé de 47 ans, et qui s’était imposé comme son principal rival.

Des coups de feu avaient éclaté dans la capitale, Bissau, pendant environ une heure, près du siège de la Commission électorale et du palais présidentiel, avant l’annonce du coup d’État. Embalo avait alors contacté les médias français pour les informer de son éviction.

Mahmoud Ali Youssef, président de la Commission de l’Union africaine, a fermement condamné le coup d’État et a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle d’Embalo et de tous les responsables détenus. Déclaration de Mahmoud Ali Youssef.

Les chefs d’État de la CEDEAO ont également dénoncé le coup d’État sur la plateforme X et ont tenu une réunion virtuelle pour évaluer la situation. De même, l’ Union européenne a appelé au rétablissement de l’ordre constitutionnel et à la poursuite du dépouillement des votes.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.