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Les réfugiés doivent attendre trois ans pour retrouver leur famille immédiate dans le cadre de nouveaux plans

by Nicolas Lefèvre

Publié le 12 janvier 2026 à 10h23. Le gouvernement irlandais prévoit de durcir les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, introduisant notamment un délai d’attente de trois ans avant de pouvoir faire venir leur conjoint et leurs enfants, une mesure qui s’inscrit dans une réforme plus large du système d’asile.

  • Les réfugiés devront attendre trois ans avant de pouvoir demander le regroupement familial.
  • Le nombre de départs volontaires de demandeurs d’asile a presque doublé en 2025.
  • Un nouveau tribunal d’appel en matière d’asile et de retour remplacera l’actuel Tribunal d’appel de la protection internationale.

Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, doit présenter mardi au Conseil des ministres les détails de cette nouvelle législation sur la protection internationale, qui vise à remplacer la loi de 2015. Cette réforme intervient alors que l’Union européenne s’apprête à adopter de nouvelles règles en matière d’asile en juin prochain.

Selon les informations rapportées par The Irish Times, le projet de loi introduira un délai d’attente général de trois ans pour tous les réfugiés souhaitant faire venir leur famille proche, y compris leurs conjoints et leurs enfants. Des critères financiers et des exclusions liées à la perception de prestations sociales ou à des dettes envers l’État avaient déjà été annoncés en novembre dernier pour renforcer les règles d’asile.

M. O’Callaghan a déclaré à plusieurs reprises qu’il était essentiel de renforcer le système migratoire irlandais.

« Je suis convaincu que la mise en œuvre d’un système migratoire plus solide est un élément clé pour protéger l’intégrité de notre cadre d’immigration, tout en soutenant ceux qui ont besoin d’une protection internationale. »

Jim O’Callaghan, ministre de la Justice

Il a également souligné que ces changements visent à faciliter l’intégration des personnes bénéficiant d’une protection internationale tout en accélérant les procédures d’expulsion pour ceux qui n’y ont pas droit.

Le nombre de demandeurs d’asile a diminué en 2025, avec 13 162 demandes enregistrées, soit une baisse de 29 % par rapport à 2024. En parallèle, le nombre de départs suite à un refus de demande d’asile a considérablement augmenté, presque doublant entre 2024 (1 116 départs) et 2025 (2 111 départs). La majorité de ces départs sont volontaires (1 616 cas), l’État prenant en charge les frais de voyage et proposant une aide financière dans ce cadre.

Le gouvernement estime également disposer d’une plus grande marge de manœuvre que ce que prévoit le pacte migratoire de l’UE en matière de retours volontaires. Les règles européennes interdisent en effet le recours à cette option pour les personnes dont la demande de statut de réfugié a été rejetée et imposent un délai de 15 jours pour le retour des personnes concernées. Selon un rapport, le nombre total d’immigrants a diminué, malgré une augmentation des permis de travail et du nombre de demandes d’asile.

Dans le cadre de cette réforme, le Tribunal d’appel de la protection internationale sera remplacé par un nouvel organisme, le Tribunal d’appel en matière d’asile et de retour. Le gouvernement prévoit également de limiter le recours aux audiences pour les demandeurs d’asile qui font appel des décisions.

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