Publié le 11 décembre 2025 02:46:00. Une opération secrète ukrainienne visant à frapper des bases aériennes russes a été compromise à plusieurs reprises par des imprévus, allant de conducteurs russes en état d’ébriété à des erreurs de communication, avant de finalement infliger des dégâts considérables à la flotte de bombardiers de Moscou.
- L’opération, baptisée « Toile d’araignée », a permis d’endommager ou de détruire 41 bombardiers russes sur quatre sites distincts.
- Le manque de chauffeurs disponibles en raison des fêtes russes (Jour de la Victoire, Fête du Travail, Pâques orthodoxe) a retardé le lancement de l’attaque.
- Des incidents inattendus, comme la découverte de drones par un chauffeur et des problèmes techniques, ont menacé de faire échouer la mission.
L’Ukraine a mis en œuvre une stratégie audacieuse pour frapper au cœur du territoire russe, en utilisant des chauffeurs russes involontaires pour transporter des drones déguisés en cabanes en bois vers des bases aériennes stratégiques. L’opération, révélée par le Wall Street Journal, a été marquée par une série d’obstacles inattendus qui ont mis à rude épreuve les agents du Service de sécurité ukrainien (SBU).
Initialement prévue autour du 9 mai, date du Jour de la Victoire russe, l’attaque a dû être reportée en raison d’un manque crucial de conducteurs disponibles. Selon des responsables du SBU, les festivités entourant cette date, ainsi que la Fête du Travail russe et la Pâques orthodoxe, ont laissé un nombre insuffisant de chauffeurs sobres pour mener à bien la mission. La mission, jugée trop risquée, a finalement pu être lancée fin mai et s’est déroulée le 1er juillet.
L’ingéniosité de l’opération reposait sur la tromperie. Les drones étaient dissimulés dans des cabanes en bois, et les chauffeurs russes, recrutés sans connaître la véritable nature de leur cargaison, étaient censés les livrer à destination. Cependant, un incident a failli révéler le subterfuge. Lors d’un trajet, un chauffeur a remarqué que le toit d’une cabine s’était effondré, révélant les drones cachés à l’intérieur.
Le chauffeur, stupéfait, a immédiatement contacté son employeur, qui s’est avéré être Artem Timofeev, un ancien DJ ukrainien de 37 ans vivant en Russie. Timofeev, épaulé par sa femme, romancière érotique, était responsable de l’assemblage des drones et des cabanes. Selon le Wall Street Journal, Timofeev a feint l’ignorance et a réussi à convaincre le chauffeur que les drones et les cabanes étaient destinés à la chasse. Rapport du Wall Street Journal sur l’opération Toile d’araignée.
D’autres complications ont surgi en cours de route. Un camion a rencontré une panne mécanique, obligeant les agents du SBU et Timofeev à transférer la cargaison dans un autre véhicule sans éveiller les soupçons. Dans un autre cas, la connexion avec deux camions transportant des drones a été perdue, et les autorités ukrainiennes ont tenté de convaincre un chauffeur russe de résoudre le problème technique sans révéler la nature de sa cargaison. Finalement, le chauffeur a cessé de répondre aux appels, suscitant des craintes quant à la compromission de l’opération.
Le sort le plus tragique est revenu à un autre chauffeur. Des informations en ligne ont révélé que sa cargaison avait pris feu, entraînant l’explosion des drones et sa mort.
Malgré ces revers et ces incidents, l’opération « Toile d’araignée » a été considérée comme un succès par Kiev. 41 bombardiers lourds russes et autres avions de guerre ont été touchés sur quatre aérodromes situés à des milliers de kilomètres de l’Ukraine. Images satellite des bombardiers russes détruits.
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