Home SantéLes scientifiques cartographient le risque qu’une comète interstellaire frappe la Terre. Ce sont les endroits les plus risqués

Les scientifiques cartographient le risque qu’une comète interstellaire frappe la Terre. Ce sont les endroits les plus risqués

by Sophie Martin

Publié le 18 novembre 2025 04:03:00. La découverte récente d’objets interstellaires, comme Oumuamua et la comète 3I/ATLAS, relance la question de la menace potentielle que représentent ces visiteurs venus d’ailleurs pour la Terre. Des scientifiques ont désormais cartographié les zones et les moments les plus vulnérables à un impact.

  • La vitesse relative élevée des objets interstellaires les rend potentiellement plus dangereux que les astéroïdes et comètes locaux de taille similaire.
  • Les chercheurs ont identifié le plan galactique comme la source la plus probable de ces objets interstellaires.
  • Bien que le risque d’impact soit faible, les scientifiques ont modélisé des milliards de trajectoires pour déterminer les zones les plus à risque.

Depuis des millions d’années, notre planète est régulièrement bombardée par des débris cosmiques. Des milliers de comètes et d’astéroïdes, dont les trajectoires sont bien connues, s’approchent régulièrement de la Terre. Cependant, les objets interstellaires, provenant d’autres systèmes stellaires, présentent un défi différent en raison de leur vitesse et de leur origine inconnue.

Une équipe de chercheurs, composée du Dr Darryl Seligman de l’Université d’État du Michigan, du Dr Dušan Mar?eta de l’Université de Belgrade et du Dr Eloy Peña-Asensio de l’École polytechnique de Milan, s’est penchée sur les trajectoires d’arrivée de ces objets et a identifié les zones terrestres les plus susceptibles d’être touchées. Leurs travaux montrent que la différence de risque entre les zones les plus sûres et les plus vulnérables est relativement faible, soulignant la nécessité d’une surveillance continue.

La principale différence réside dans la vitesse. Les objets interstellaires se déplacent à des vitesses considérablement plus élevées que les astéroïdes et les comètes qui orbitent autour du Soleil. La vitesse la plus probable d’un impact interstellaire est estimée à 72 km/s (162 000 mph), comparativement aux 11 à 73 km/s pour les objets locaux. Cette vitesse accrue signifie qu’un objet interstellaire relativement petit peut libérer autant d’énergie lors de l’impact qu’un objet plus grand provenant de notre système solaire.

Les scientifiques estiment qu’entre un et dix objets interstellaires d’environ 100 mètres de diamètre ont frappé la Terre au cours de son histoire. Bien que la probabilité d’un impact dans un avenir proche reste faible, la modélisation de 260 milliards de trajectoires possibles a permis d’identifier le plan galactique comme la direction la plus probable d’où proviennent ces visiteurs cosmiques. La plupart des étoiles abritant des systèmes planétaires se trouvent en effet dans ce plan.

Même si les objets interstellaires ne sont pas directement attirés par le Soleil, la gravité solaire influence leur trajectoire, en particulier lorsqu’ils s’approchent de notre système. Cette influence permet de mieux prédire leur comportement et d’affiner les modèles de risque.

La comète interstellaire 3I/ATLAS photographiée par l'orbiteur chinois de Mars.CNSA La comète interstellaire 3I/ATLAS photographiée par l’orbiteur chinois de Mars.

Pour en savoir plus sur la découverte de la comète interstellaire 3I/ATLAS, vous pouvez consulter l’article d’un conférencier de l’IPB.

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