Publié le 25 septembre 2025 14:15:00. Une étude présentée lors des sessions scientifiques de l’American Heart Association suggère qu’une supplémentation personnalisée en vitamine D3 pourrait réduire significativement le risque de récidive cardiaque chez les patients ayant des antécédents de maladies cardiaques.
- Une supplémentation personnalisée en vitamine D3, ajustée pour maintenir des taux sanguins optimaux, diminuerait de 52 % le risque d’une seconde crise cardiaque.
- L’essai clinique TARGET-D a inclus 630 adultes atteints du syndrome coronarien aigu, suivis en moyenne pendant 4,2 ans.
- Les chercheurs soulignent la nécessité de poursuivre les recherches avec des études plus vastes et diversifiées.
Des chercheurs du Centre médical intermontagne de l’Utah, dirigés par Heidi T. May, Ph.D., ont mis en évidence un lien prometteur entre la vitamine D3 et la prévention des récidives cardiaques. Leur travail, présenté lors des sessions scientifiques 2025 de l’Association américaine du cœur (American Heart Association), ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, première cause de décès dans le monde.
L’étude TARGET-D a révélé que les adultes souffrant de maladies cardiaques et ayant bénéficié d’une supplémentation personnalisée en vitamine D3, visant à maintenir des taux sanguins entre 40 et 80 ng/ml (soit environ 100 à 200 nmol/L), ont vu leur risque de subir une seconde crise cardiaque diminuer de 52 % par rapport à un groupe témoin. Sur une période de suivi moyenne de 4,2 ans, seulement 3,8 % des participants ayant reçu la supplémentation personnalisée ont connu une seconde crise cardiaque, contre 7,9 % dans le groupe témoin.
L’essai clinique randomisé a porté sur 630 adultes atteints du syndrome coronarien aigu, recrutés entre avril 2017 et mai 2023. Au début de l’étude, 85 % des participants présentaient une carence en vitamine D, avec des taux inférieurs à 40 ng/ml. Les participants ont été répartis en deux groupes : un groupe témoin recevant les soins standards, et un groupe bénéficiant d’une supplémentation personnalisée, ajustée trimestriellement en fonction des analyses sanguines.
Selon l’American Heart Association, le bénéfice observé se limite à la réduction des crises cardiaques récurrentes, sans impact significatif sur d’autres événements cardiovasculaires majeurs tels que l’insuffisance cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux ou le décès.
Heidi T. May a souligné l’importance d’une approche individualisée :
« Nous avons adopté une approche différente. Nous avons vérifié les niveaux de vitamine D de chaque participant au moment de l’inscription et tout au long de l’étude, et avons ajusté la dose si nécessaire pour les placer et les maintenir dans une fourchette de 40 à 80 ng/ml. »
Heidi T. May, Ph.D., chercheuse principale
L’étude a également révélé qu’environ 52 % des patients traités ont nécessité des doses supérieures à 5 000 UI (Unités Internationales) par jour, un chiffre bien supérieur aux recommandations standard de la FDA (800 UI par jour). Le processus a impliqué une surveillance étroite de la vitamine D et du calcium, avec ajustement ou suspension de la dose en cas de risque de toxicité.
L’American Heart Association recommande que toute modification de la supplémentation en vitamine D soit effectuée sous contrôle médical, en particulier chez les patients ayant des antécédents cardiaques. Un excès de vitamine D peut entraîner des complications graves telles que l’hypercalcémie, une insuffisance rénale ou des arythmies.
Les chercheurs insistent sur la nécessité de mener des essais cliniques plus vastes et plus diversifiés pour confirmer ces résultats et évaluer l’efficacité et la sécurité de la supplémentation personnalisée en vitamine D dans la prévention secondaire des crises cardiaques. Des recherches antérieures avaient déjà établi un lien entre de faibles niveaux de vitamine D et un risque accru de problèmes cardiaques, mais l’approche personnalisée de TARGET-D pourrait expliquer les résultats plus probants obtenus. En savoir plus sur la vitamine D3.
Les maladies cardiaques restent la principale cause de décès dans le monde, soulignant l’importance de la prévention et de la recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques.
