Publié le 20 octobre 2025 11h30. La Suède élabore un plan national ambitieux pour restaurer ses écosystèmes naturels, conformément à une nouvelle réglementation européenne. Un large dialogue national est en cours pour recueillir les avis des citoyens, des entreprises et des autorités.
- Un projet de plan national de restauration de la nature est en cours d’élaboration en Suède.
- Des dialogues thématiques sont organisés tout au long de l’automne pour recueillir les contributions des différents acteurs.
- Le public peut également faire part de ses observations via une consultation en ligne.
La Suède s’attelle à la mise en œuvre de la réglementation européenne sur la restauration de la nature, en élaborant un plan national qui définira les objectifs et les mesures à prendre pour améliorer l’état de ses écosystèmes. Ce travail, mené conjointement par l’Autorité norvégienne de la mer et de l’eau (HaV), l’Agence suédoise de protection de l’environnement, l’Agence suédoise pour l’agriculture, l’Agence suédoise des forêts et l’Agence suédoise du logement, s’inscrit dans une démarche participative visant à intégrer les connaissances et les perspectives de tous les acteurs concernés.
Les discussions actuelles font suite à une première phase de consultation lancée au printemps dernier. Les autorités ont publié un document de base qui détaille les implications de la réglementation européenne pour la Suède et propose des pistes d’action. L’objectif des dialogues d’automne est d’affiner ce projet de plan en tenant compte des retours d’expérience et des suggestions des parties prenantes.
Parallèlement à l’élaboration du plan, une évaluation de son impact environnemental est en cours, sous la forme d’une déclaration d’impact environnemental (EIE). Le public et les acteurs non directement impliqués dans les réunions de dialogue peuvent contribuer à cette évaluation en soumettant leurs commentaires via une enquête en ligne sur le site de l’Agence suédoise de protection de l’environnement.
Les dialogues sont organisés par type d’écosystème. Une réunion sera consacrée aux écosystèmes limniques (lacs et cours d’eau) le 14 novembre, et une autre aux écosystèmes marins le 18 novembre. Selon Veronica Berntson, enquêtrice et chef de sous-projet à la HaV :
« La restauration des milieux aquatiques peut par exemple signifier restaurer la dynamique naturelle des cours d’eau et des lacs en supprimant les obstacles à la migration des poissons et en recréant les habitats et le marécage. Dans les milieux marins, la restauration passive, c’est-à-dire la protection de la côte et de la mer contre les impacts négatifs, par exemple en créant des zones protégées, est importante, mais des mesures actives d’amélioration, telles que la plantation de zostères et la restauration des bancs de moules et d’huîtres, sont également pertinentes. »
Veronica Berntson, enquêtrice et chef de sous-projet, Autorité norvégienne de la mer et de l’eau
La proposition finale de plan national sera ensuite soumise au gouvernement.
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