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L’étude dirigée par Peter Mac révèle de nouvelles informations sur la façon dont la barrière cérébrale influence le comportement de la tumeur

Publié le 26 novembre 2025. Des chercheurs du Peter MacCallum Cancer Center ont mis en lumière un mécanisme inattendu par lequel les cellules gliales du cerveau influencent la réponse des tumeurs cérébrales à un manque de nutriments, ouvrant…

L’étude dirigée par Peter Mac révèle de nouvelles informations sur la façon dont la barrière cérébrale influence le comportement de la tumeur

Publié le 26 novembre 2025. Des chercheurs du Peter MacCallum Cancer Center ont mis en lumière un mécanisme inattendu par lequel les cellules gliales du cerveau influencent la réponse des tumeurs cérébrales à un manque de nutriments, ouvrant potentiellement de nouvelles voies thérapeutiques.

  • Les cellules gliales agissent comme des « gardiens » de l’apport nutritionnel aux tumeurs cérébrales.
  • Une protéine transporteuse d’acides aminés, Path, joue un rôle crucial dans la capacité des cellules cancéreuses à s’adapter à un environnement pauvre en nutriments.
  • Cette découverte pourrait permettre de développer des stratégies pour rendre les tumeurs cérébrales plus sensibles aux traitements en manipulant leur environnement nutritionnel.

Une nouvelle étude menée par le Peter MacCallum Cancer Center révèle que les cellules formant la barrière hémato-encéphalique, traditionnellement considérées comme des éléments de protection du cerveau, jouent un rôle actif dans la régulation de la croissance tumorale. Les chercheurs ont observé que ces cellules gliales, situées autour des tumeurs, agissent comme des intermédiaires, contrôlant la quantité de nutriments disponibles pour les cellules cancéreuses.

La professeure Louise Cheng, chercheuse principale de l’étude, explique :

« Nous avons constaté que les cellules gliales environnantes agissent comme des gardiens. Elles influencent la quantité de nutriments atteignant la tumeur, ce qui affecte directement le comportement du cancer dans des conditions pauvres en nutriments. »

Professeure Louise Cheng

Publiée dans la revue PLoS Biologie, cette recherche démontre que les cellules cancéreuses ont besoin d’un apport constant de sucres, d’acides aminés et de graisses pour proliférer rapidement. Lorsque ces nutriments se font rares, les tumeurs deviennent vulnérables. L’étude a révélé que la barrière hémato-encéphalique, une couche de cellules gliales qui régule le flux de nutriments vers le cerveau, est un acteur clé dans cette adaptation.

Un élément central de cette découverte concerne la protéine Path, un transporteur d’acides aminés essentiel à l’alimentation du cerveau. Les chercheurs ont constaté que les cellules gliales saines augmentent la production de Path en cas de restriction nutritionnelle, compensant ainsi la diminution de l’apport. À l’inverse, les cellules gliales affectées par la tumeur réduisent les niveaux de Path dans les mêmes conditions.

Selon le professeur Cheng, cette modification a un impact direct sur la croissance des cellules cancéreuses :

« Cela nous indique que Path est un changement critique. Ses niveaux au niveau de la barrière hémato-encéphalique déterminent la sensibilité d’une tumeur aux changements dans la disponibilité des nutriments. »

Professeure Louise Cheng

En perturbant l’environnement glial autour de la tumeur, la diminution de Path limite la capacité des cellules cancéreuses à se diviser.

Cette étude a été menée en collaboration avec des chercheurs du RIKEN Kobe au Japon (Fumiaki Obata et Hina Kosakamoto) et du Francis Crick Institute au Royaume-Uni (Cyrille Alexandre). Le travail a bénéficié du soutien financier de la JSPS, qui a permis des échanges de laboratoire et une collaboration fructueuse entre les équipes de recherche.

Pour en savoir plus sur cette étude.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.