Le septuple champion du monde Lewis Hamilton a déclaré le 22 octobre 2026 à Austin, au Texas, qu’il pourrait prolonger sa carrière en Formule 1 jusqu’au retour d’un Grand Prix sur le continent africain, prévu au Rwanda au début des années 2030 sur un nouveau circuit à Bugesera.
Hamilton envisage de prolonger sa carrière jusqu’au projet rwandais
Âgé de 41 ans, Hamilton est sous contrat avec l’écurie de Maranello jusqu’à la fin de la saison 2027. Interrogé en marge du Grand Prix des États-Unis, le pilote Ferrari a confié que la perspective d’une épreuve sur le sol africain modifiait son horizon sportif.
Maintenant je suis obligé de rester plus longtemps car nous allons avoir une course en Afrique ! C’était mon rêve d’avoir l’occasion de courir en Afrique
, a déclaré le Britannique en conférence de presse.
Interpellé par le jeune Italien Kimi Antonelli, qui lui suggérait d’assurer au moins la première course sur le nouveau site, Hamilton a confirmé son intention de persévérer. Oui ! Je vais continuer à me battre pour rester en forme si je peux. Si je parviens à réaliser de bons résultats l’année prochaine, je poursuivrai
, a-t-il affirmé, rappelant son engagement de longue date pour l’organisation d’une manche africaine au calendrier mondial.
Bugesera accueillera le premier Grand Prix en Afrique depuis 1993
Le complexe permanent sera implanté à Bugesera, à une quarantaine de kilomètres au sud de Kigali, près du nouvel aéroport du pays des mille collines.

La Formule 1 a officialisé un accord d’une durée de dix ans avec le Rwanda pour l’organisation de cet événement majeur, marquant le premier Grand Prix sur le continent africain depuis l’épreuve d’ouverture de la saison 1993 sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud.
Conçu pour répondre aux exigences Grade 1 de la FIA, le tracé est l’œuvre conjointe du cabinet de l’architecte Hermann Tilke et de la firme WurzDesign, dirigée par l’ancien pilote Alexander Wurz. Les concepteurs prévoient d’exploiter les reliefs naturels et les variations d’altitude du paysage rwandais plutôt que de les aplanir, offrant ainsi un défi technique sélectif pour les monoplaces et les pilotes. La Fédération internationale de l’automobile insiste par ailleurs sur la nécessité d’impliquer les compétences locales dans la préparation de l’événement.
Le paddock partagé entre l’accueil du public jeune et les critiques politiques
Les promoteurs rappellent que le continent compte un bassin d’adeptes de la Formule 1, avec une population particulièrement jeune où près de 60 % des supporters de l’Afrique subsaharienne ont moins de 35 ans. L’accueil réservé par le plateau à cette nouvelle étape s’inscrit dans un élan d’enthousiasme partagé par d’autres figures de la grille, à l’instar de George Russell.
Interrogé sur le futur GP au Rwanda, Lewis Hamilton a rappelé le rôle trouble de l’Europe et de son histoire coloniale avant de conclure :« Pour terminer, je dirais Free Soudan, Free Congo, Free Syrie, Free Palestine. Nous devons pousser pour la paix. » pic.twitter.com/wUGkWyPrD2
Cependant, le choix du Rwanda suscite également des interrogations politiques et humanitaires. Des organisations telles qu’Amnesty International et la République démocratique du Congo ont exprimé des critiques, mettant en cause le rôle du gouvernement rwandais et évoquant des risques de valorisation d’image par le sport.
Interrogé sur ces controverses, Lewis Hamilton a appelé à aborder le projet avec humilité, estimant que la tenue d’un Grand Prix ne doit pas occulter les réalités géopolitiques du continent.
J’espère vraiment, et je garde toujours cet espoir, que l’Afrique s’unira. Je sais que beaucoup de gens ne veulent pas que cela arrive, parce que les pays africains seraient extrêmement puissants s’ils le faisaient, mais je continue d’espérer qu’à un moment donné cela se produira.
Lewis Hamilton, pilote de Formule 1
Le pilote a élargi son propos en plaidant pour une prise de conscience globale et en réclamant la paix pour plusieurs régions du monde, rappelant que l’arrivée de la discipline au Rwanda doit encourager le public à s’informer plus largement sur l’histoire et les enjeux locaux.