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L’hospitalisation à domicile est de bon augure pour les patients ruraux, selon une recherche

L'hospitalisation à domicile pourrait bien être une solution pour réduire les coûts et améliorer la qualité des soins dans les régions rurales. Une nouvelle étude démontre que ce modèle, combinant visites médicalisées à domicile et suivi à distance,…

L’hospitalisation à domicile est de bon augure pour les patients ruraux, selon une recherche

L’hospitalisation à domicile pourrait bien être une solution pour réduire les coûts et améliorer la qualité des soins dans les régions rurales. Une nouvelle étude démontre que ce modèle, combinant visites médicalisées à domicile et suivi à distance, offre des résultats comparables à ceux des séjours hospitaliers traditionnels, tout en augmentant la satisfaction des patients.

Menée par des chercheurs du Mass General Brigham, l’étude a porté sur 161 adultes nécessitant des soins pour des affections aiguës telles que l’insuffisance cardiaque, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’asthme ou des infections. Les participants, originaires de communautés rurales de l’Illinois, du Kentucky et de l’Alberta (Canada), avaient initialement sollicité des soins d’urgence dans les hôpitaux de Blessing, Hazard Appalachian Regional Healthcare et Wetaskiwin.

L’équipe de recherche a réparti les patients en deux groupes : 82 ont bénéficié d’une hospitalisation classique, tandis que 79 ont été pris en charge à domicile. Ce programme comprenait deux visites quotidiennes d’infirmières et de paramédicaux, ainsi qu’une consultation virtuelle quotidienne avec un médecin ou un autre professionnel de santé.

L’analyse des coûts n’a révélé aucune différence significative globale entre les deux approches. Cependant, des économies substantielles ont été observées chez les patients transférés à domicile dans les trois premiers jours de leur hospitalisation : dans ce cas, les soins se sont avérés 27 % moins coûteux qu’un traitement hospitalier traditionnel.

Le Dr David Levine, chercheur principal de l’étude, a souligné que le moment du transfert jouait un rôle crucial. « Beaucoup de patients ont été transférés plus tardivement, après avoir passé plusieurs jours à l’hôpital physique, ce qui a limité l’impact positif de l’hospitalisation à domicile. Mais lorsque nous avons examiné le sous-groupe des patients transférés en moins de trois jours, nous avons constaté des économies significatives, car ils ont passé beaucoup plus de temps chez eux, où les coûts sont plus faibles », a-t-il expliqué.

En termes de sécurité, les deux groupes ont présenté des taux de réadmission à 30 jours similaires et aucun événement indésirable significatif n’a été constaté. Par ailleurs, les patients suivis à domicile ont été plus actifs physiquement, marchant en moyenne 700 pas de plus par jour, et ont exprimé une satisfaction nettement supérieure concernant leurs soins, avec des scores nets de promoteur presque deux fois plus élevés que ceux des patients hospitalisés.

L’étude met également en évidence la faisabilité de ce modèle de soins, en utilisant des technologies déjà disponibles depuis plusieurs années. Le Dr Levine précise toutefois : « Nous avons utilisé une technologie comparable à celle que nous avions il y a cinq à dix ans. La seule réserve, pour laquelle je n’ai pas de données, concerne la qualité de la couverture cellulaire dans ces communautés rurales, ce qui est un facteur important à prendre en compte. »

L’équipe du Mass General prépare actuellement des analyses plus approfondies sur les populations rurales, notamment sur le rôle des aidants familiaux et l’activité physique des patients. Ils appellent également à davantage de recherches sur l’hospitalisation à domicile indépendante des infrastructures hospitalières traditionnelles.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.