Publié le 9 janvier 2026 à 06h47. L’Indonésie a été élue à la présidence du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour l’année 2026, une première historique pour le pays et un signe de sa reconnaissance croissante sur la scène internationale en matière de défense des droits fondamentaux.
- L’ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, représentant permanent de l’Indonésie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, occupera cette fonction prestigieuse.
- L’Indonésie succède à la Suisse, dont l’ambassadeur Jürg Lauber a présidé le Conseil en 2025.
- Cette élection intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions croissantes et des préoccupations quant au respect des droits de l’homme.
L’élection de l’Indonésie à la présidence du Conseil des droits de l’homme, qui compte 47 États membres, est une reconnaissance de son engagement de longue date envers la promotion et la protection des droits de l’homme, tant au niveau national qu’international. Le pays a été désigné unique candidat par le groupe Asie-Pacifique, qui dispose d’un droit de rotation pour proposer la direction du Conseil.
L’ambassadeur Sidharto présidera trois sessions ordinaires du Conseil au cours de son mandat, prévues à la fin du mois de février, en juin et en septembre. Il supervisera également l’Examen périodique universel (EPU), un mécanisme essentiel qui évalue la situation des droits de l’homme dans tous les États membres de l’ONU.
Suite à son élection, l’ambassadeur Sidharto a souligné que la décision de l’Indonésie de briguer la présidence s’inscrit dans la continuité de son soutien historique au Conseil et à son prédécesseur, la Commission des droits de l’homme.
« Notre décision d’aller de l’avant est ancrée dans notre constitution de 1945 et est conforme aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, qui donne mandat à l’Indonésie de contribuer à une paix mondiale fondée sur l’indépendance, la paix et la justice sociale. »
Sidharto Reza Suryodipuro, ambassadeur de l’Indonésie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève
Lors de la même réunion, l’ambassadeur équatorien Marcelo Vásquez Bermúdez a été nommé vice-président pour 2026. Bien qu’il ait été le seul candidat du groupe Amérique latine et Caraïbes, la Bolivie et Cuba se sont abstenues lors du vote.
La représentante colombienne María Juliana Tenorio Quintero a profité de cette occasion pour mettre en garde contre la montée des tensions internationales, qualifiant la situation actuelle de « crise mondiale profondément enracinée ».
« Nous assistons désormais à un retour des menaces et de la force comme moyen de gouverner les relations internationales sans tenir compte de leur impact réel sur la situation internationale, ce qui menace le système qui, depuis plus de huit décennies, a été essentiel pour éviter une troisième guerre mondiale. »
María Juliana Tenorio Quintero, représentante colombienne
Elle a appelé tous les délégués à garantir le « respect absolu » des lois relatives aux droits de l’homme, insistant sur la nécessité d’agir conformément au droit international des droits de l’homme, au droit international humanitaire et au droit international en général.
Note de l’éditeur : Le titre a été révisé de « L’Indonésie remporte la présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour 2026 » à « L’Indonésie élue présidente du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour 2026 » afin de mieux refléter le processus électoral formel et de maintenir l’exactitude rédactionnelle.
Lire : L’ONU met en garde : l’action américaine au Venezuela porte atteinte au droit international
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