Plus de 88 000 migrants afghans sans papiers ont été expulsés d’Iran en une seule semaine, a rapporté Khaama Press, citant l’Organisation internationale de migration (IOM), alarmant sur les besoins humanitaires et de financement urgents.
Entre le 18 et le 26 juin, un total de 88 308 ressortissants afghans sans papiers ont été retournés de force d’Iran en Afghanistan, selon la mise à jour de l’OIM le 28 juin. L’organisation a déclaré que seulement 11% de ces rapatriés avaient reçu une assistance humanitaire en raison de limitations critiques des ressources, appelant un financement international urgent pour répondre aux besoins fondamentaux des plus vulnérables.
Le rapport a en outre souligné que 55% des rapatriés au cours de cette période ont été expulsés de force, et 64% se sont déplacés en tant que familles, ce qui a obtenu un impact disproportionné sur les femmes et les enfants. Ce chiffre a marqué une forte augmentation par rapport à la semaine précédente, lorsque 32 844 personnes ont été retournées entre le 10 juin et le 17 juin.
Des données antérieures de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont montré que plus de 71 000 migrants étaient retournés de l’Iran et du Pakistan entre le 1er et le 15 juin, soulignant l’ampleur et la continuité des expulsions. Les deux agences ont mis en garde contre les défis de la santé et de la protection désastreux qui attendent des rapatriés dans les zones frontalières surpeuplées et sous-ressourcées, a rapporté Khaama Press.
En Iran, la répression des ressortissants afghans sans papiers s’est intensifiée. Les autorités ont rendu de nouvelles ordonnances invalidant tous les accords de location avec des réfugiés afghans et des propriétaires d’avertissement contre leur offrant un abri. Selon Khaama Press, la police aurait arrêté des migrants afghans dans plusieurs provinces, les arrestations augmentant notamment après le récent conflit de 12 jours entre l’Iran et Israël.
Pendant ce temps, le Pakistan a également repris l’application stricte contre les réfugiés afghans, en particulier à Khyber Pakhtunkhwa et au Baloutchistan. Les contrôles d’identité, les détentions et les déportations ont augmenté, ciblant souvent les familles avec peu ou pas d’avertissement ou de recours juridique. Les groupes de défense des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude quant aux arrestations de masse en cours et aux rendements forcés.
L’OIM et qui ont fait appel à un soutien international immédiat pour lutter contre la crise des réfugiés croissants. Les déportations qui augmentent et les services aux frontières se sont déroulées, les retours afghans sont confrontés à des menaces croissantes de sans-abrisme, de pauvreté et de détérioration des problèmes de santé, a rapporté Khaama Press.
