Publié le 30 octobre 2025 09:25:00. Le Mossad a dévoilé l’existence d’un vaste réseau transnational d’agents, comptant près de 11 000 individus, soupçonné d’être orchestré par l’Iran en vue d’attaques contre des intérêts et des personnalités juives à travers le monde. Cette révélation intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et d’inquiétudes concernant les activités de Téhéran.
- Le Mossad accuse la Force Qods des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’être à l’origine de ce réseau.
- Des attaques et des actes de sabotage ont été attribués à ce réseau en Grèce, en Allemagne, au Danemark et en Australie.
- Israël a intensifié sa coopération avec les services de renseignement alliés pour démanteler ces réseaux et prévenir de futures attaques.
Selon les renseignements israéliens, ce réseau complexe, mis en place sous la direction de Sardar Amar, commandant en chef de la Force Qods, s’est considérablement renforcé après l’offensive du Hamas lancée depuis Gaza le 7 octobre 2023. L’objectif serait de mener des attaques contre des institutions et des individus liés à la communauté juive sur plusieurs continents.
Les autorités israéliennes ont mis en évidence une série d’incidents récents qui, selon elles, sont liés à cette même structure opérationnelle. En Grèce, en juillet 2024, sept personnes, dont deux ressortissants iraniens, ont été arrêtées pour avoir planifié l’incendie d’une synagogue et d’un hôtel israéliens à Athènes. En Allemagne et au Danemark, un individu a été interpellé pour avoir collecté des informations sur des cibles juives à Berlin. L’Australie a quant à elle expulsé l’ambassadeur iranien après avoir accusé Téhéran d’être responsable d’incendies criminels visant une synagogue de Melbourne et un restaurant juif à Sydney.
Le Mossad souligne que le fonctionnement de ce réseau repose sur un principe de « séparation des fonctions », chaque cellule ayant une tâche spécifique – reconnaissance, financement, logistique ou exécution – afin de rendre plus difficile l’établissement d’un lien direct avec Téhéran. Des cellules non iraniennes et des réseaux criminels seraient utilisés pour masquer l’implication de l’Iran.
Au-delà de la volonté d’intimider, les services de renseignement israéliens estiment que ce réseau cherche à créer les conditions propices à des attaques plus importantes. En conséquence, les communautés juives d’Europe, d’Amérique et d’Océanie ont renforcé leur niveau d’alerte.
Jérusalem interprète cette révélation comme une escalade globale de la part de l’Iran, combinant guerre psychologique, terrorisme et diplomatie coercitive. Les analystes israéliens estiment que cette offensive secrète s’inscrit dans une stratégie visant à détourner l’attention internationale du programme nucléaire iranien et de son isolement au sein des organisations multilatérales.
Israël a intensifié sa coopération avec les services de renseignement de ses alliés, notamment en Europe, afin de démanteler les réseaux affiliés à la Force Qods et de prévenir les attaques contre des cibles juives et israéliennes.
