Publié le 12 novembre 2023 21h00. Un automobiliste bulgare affirme avoir été pris de panique par un cortège présidentiel roulant à vive allure, tandis que les services de sécurité se défendent en invoquant la nécessité de protéger une délégation étrangère de haut niveau.
- Un conducteur, Petar Ivanov, a publié une vidéo montrant des véhicules de sécurité roulant sur la voie opposée.
- Le cortège accompagnait le président libanais Joseph Aoun, en visite officielle en Bulgarie, et le président bulgare Rumen Radev.
- Les services de sécurité nationaux (ONS) justifient leur conduite et rappellent les sanctions possibles pour obstruction.
Un incident impliquant un cortège présidentiel a créé la polémique en Bulgarie après qu’un automobiliste, Petar Ivanov, a partagé sur Facebook une vidéo filmée par sa caméra embarquée. Les images montrent des véhicules de la direction générale de la sécurité nationale (ONS), des voitures de police et une ambulance circulant à grande vitesse sur la voie opposée, semblant foncer sur sa voiture et celles des autres usagers.
Selon M. Ivanov, l’expérience a été terrifiante.
« Ils n’ont pas ralenti. Ils sont arrivés droit sur moi sur ma voie. Des jeeps noires et menaçantes, escortées par une voiture de police aux phares éblouissants. J’ai été figé un instant. J’ai pensé que c’était la fin. »
Petar Ivanov, automobiliste Il décrit un sentiment de danger immédiat, affirmant que les véhicules semblaient ignorer les règles de circulation et l’obliger à s’écarter de la route pour éviter une collision.
L’ONS a défendu ses agents, expliquant que le cortège accompagnait une délégation étrangère de haut niveau, en l’occurrence le président libanais Joseph Aoun, en visite officielle dans le pays. Le président Aoun a visité l’usine « Arsenal » à Kazanlak, en compagnie du président bulgare Rumen Radev. L’ONS insiste sur le fait que la sécurité de la personne protégée est primordiale et que ses agents sont autorisés à déroger aux règles de circulation dans le respect des normes de sécurité en vigueur.
L’ONS souligne également que le comportement de M. Ivanov était risqué et qu’il a mis en danger sa propre sécurité ainsi que celle du cortège. Selon les textes de loi régissant les activités de l’ONS, quiconque entrave le passage d’un cortège officiel peut se voir infliger une amende de 200 BGN (environ 100 euros).
« Dans de tels cas, la méconnaissance des règles peut entraîner de graves conséquences. »
ONS
Malgré ses dénégations, l’ONS a annoncé qu’une enquête interne serait menée afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident et de vérifier si les procédures ont été correctement suivies. L’incident soulève des questions sur l’équilibre entre la sécurité des personnalités protégées et le respect des règles de circulation pour les autres usagers de la route.