Home NouvellesL’usine de Vereeniging est détruite pour une dette UIF de 400 000 rands alors que les inspecteurs découvrent un tunnel d’évacuation secret

L’usine de Vereeniging est détruite pour une dette UIF de 400 000 rands alors que les inspecteurs découvrent un tunnel d’évacuation secret

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2 décembre 2025 à 15h12. Une entreprise de Vereeniging, en Afrique du Sud, est au centre d’une enquête pour exploitation de travailleurs sans papiers, après la découverte d’un tunnel souterrain utilisé pour faciliter leur fuite lors d’un contrôle.

  • Les inspecteurs du travail ont découvert deux registres distincts des employés : un pour les Sud-Africains et un autre pour les ressortissants étrangers.
  • L’entreprise est accusée d’avoir sous-déclaré ses revenus et d’être redevable de plus de 400 000 rands (environ 21 000 €) de cotisations au Fonds d’assurance chômage (UIF).
  • L’intervention des forces de police provinciales a été sollicitée pour sécuriser et inspecter le tunnel souterrain.

L’opération, menée mardi par le vice-ministre de l’Emploi et du Travail, Jomo Sibiya, a révélé des pratiques douteuses au sein de l’entreprise Vientiane PVC Ceilings and Pipes. Lors du contrôle, une grande partie des employés s’est enfuie par un tunnel souterrain, suggérant une volonté délibérée de dissimuler des irrégularités.

Selon les informations recueillies, l’entreprise aurait mis en place un système de double comptabilité, avec des registres séparés pour les employés sud-africains et les travailleurs étrangers. Les relevés financiers de l’entreprise sont également contestés : alors que les déclarations annuelles de revenus devraient s’élever à 3 millions de rands (environ 157 000 €), elle n’a déclaré que 140 000 rands (environ 7 300 €) au ministère.

Un inspecteur du travail a témoigné de la stratégie employée par la direction :

« Lors de ma venue, ils ont fait la même chose. Ils ont demandé à la moitié des employés de ne pas se présenter, et ensuite les ressortissants étrangers n’ont pas pris leur service. Il ne restait qu’environ 18 employés ici. »

Inspecteur du travail

Cette pratique vise, selon lui, à permettre à l’entreprise de continuer à exploiter une main-d’œuvre vulnérable.

Les autorités ont sollicité l’intervention de la police provinciale pour sécuriser le tunnel et mener une enquête approfondie sur les conditions de travail et le statut des employés de l’entreprise. L’affaire met en lumière les défis liés à la lutte contre le travail illégal et l’exploitation des travailleurs migrants en Afrique du Sud.

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