Publié le 2 décembre 2025 à 11h30. Face à une tension croissante avec les États-Unis, le président vénézuélien Nicolás Maduro a remanié son équipe dirigeante, renforçant ainsi le cercle de ses fidèles et réaffirmant la volonté de Caracas de défendre sa souveraineté.
- Nicolás Maduro a nommé un nouveau bureau politique composé de douze dirigeants chavistes.
- Cette réorganisation intervient dans un contexte de déploiement militaire américain dans les Caraïbes et de restrictions imposées à l’espace aérien vénézuélien.
- Caracas dénonce une intimidation américaine visant à s’emparer des réserves pétrolières du pays.
Lundi, Nicolás Maduro a présenté son nouveau bureau politique, qualifié de “Commandements bolivariens intégraux de Caracas”, lors d’une cérémonie devant le Palais de Miraflores. Il a souligné que cette équipe l’accompagnerait dans son “leadership de commandant en chef de la révolution”. Il a demandé le soutien de ses partisans pour cette nouvelle structure, affirmant que le pouvoir au Venezuela réside dans le peuple, ses armes et sa détermination à construire une nation.
Parmi les personnalités clés nommées figurent Diosdado Cabello, secrétaire général du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et également ministre de l’Intérieur. Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale (AN), a été désigné sous-secrétaire général du bureau. Héctor Rodríguez, ministre de l’Éducation, prendra la tête du Secrétariat des Mouvements sociaux, du Pouvoir populaire et du Pôle patriotique. Nahum Fernández, chef du gouvernement du district de la capitale, est nommé secrétaire à la mobilisation de rue, tandis que Pedro Infante, premier vice-président de l’AN, devient secrétaire aux Affaires parlementaires.
D’autres nominations notables incluent Francisco Ameliach, député et président de la Corporation pour le Développement de la Région de Zuliana, nommé Secrétaire à la Sécurité et à la Défense, et Cilia Flores, l’épouse de Maduro, qui occupera le poste de secrétaire à la Stratégie. Gabriela Jiménez, ministre de la Science et de la Technologie, dirigera le Secrétariat de Formation Politique Intégrale, et Tania Díaz, députée, sera responsable des Affaires internationales. La vice-présidente actuelle, Delcy Rodríguez, a été nommée secrétaire à la Production et aux Finances, Carmen Meléndez, maire de Caracas, devient secrétaire de l’Organisation, et Grecia Colmenares, ministre de la Jeunesse, occupera le poste de Secrétaire à la Jeunesse.
Ces nominations interviennent après que l’administration américaine, par la voix de Donald Trump, ait mis en garde les compagnies aériennes et les pilotes concernant l’espace aérien vénézuélien, affirmant qu’il pourrait rester “fermé dans son intégralité”. Caracas a rejeté ces avertissements, soulignant que seule l’Institution nationale de l’aéronautique civile (INAC) est autorisée à réguler son espace aérien. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a été saisie de cette question.
Le Venezuela a également dénoncé à l’alliance OPEP+ et à l’OACI ce qu’il considère comme une “intimidation” de la part des États-Unis, accusant Washington de viser à s’emparer des réserves pétrolières du pays. Cette escalade des tensions fait suite à une annonce de la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis, le 21 novembre, exhortant les vols commerciaux à “faire preuve de prudence” lorsqu’ils survolent le Venezuela et le sud des Caraïbes, en raison d’une “situation potentiellement dangereuse dans la région”. Plusieurs compagnies aériennes, dont Iberia, Avianca et Turkish Airlines, ont suspendu leurs vols vers le Venezuela en conséquence.
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