Publié le 16 janvier 2026 06:59:00. Une femme de Londres a découvert un cancer du sein lobulaire après avoir ressenti une douleur inhabituelle pendant un cours de yoga, et se prépare désormais à une deuxième mastectomie, témoignant de la nécessité d’une vigilance accrue face aux changements mammaires.
- Vicki Poole, directrice d’agence de marketing, a reçu un premier diagnostic de cancer du sein lobulaire en février 2022 après avoir ressenti une douleur au sein lors d’un cours de yoga.
- Après une mastectomie, une chimiothérapie et une radiothérapie, des cellules anormales ont été détectées dans son sein gauche, nécessitant une nouvelle intervention chirurgicale.
- L’association Breast Cancer Now investit 1 million de livres sterling (environ 1 150 €) dans la recherche sur le cancer du sein lobulaire pour améliorer les traitements.
Vicki Poole, 45 ans, résidant à Ruislip, dans l’ouest de Londres, a d’abord ressenti une vive douleur au bas de son sein droit en décembre 2021, pendant un cours de yoga. Pensant initialement à une simple courbature liée à un mauvais mouvement, elle a rapidement constaté que la douleur persistait et ne s’accompagnait pas d’un hématome. Elle en a alors parlé à son mari, Martyn.
En janvier 2022, inquiète de la persistance de la douleur et de la présence d’une zone de dureté sur sa poitrine, Vicki a consulté son médecin traitant. Celui-ci l’a orientée vers une clinique spécialisée dans la lutte contre le cancer du sein, où elle a subi une série d’examens : consultation avec un spécialiste, échographie, mammographie et biopsie. Les premiers résultats ont semé le doute : « quelque chose s’était produit » lors du scanner, et bien que rien ne soit confirmé, la possibilité d’une anomalie grave a été évoquée.
Quelques semaines plus tard, en février 2022, le diagnostic est tombé : cancer du sein lobulaire. Le cancer du sein lobulaire, explique Breast Cancer Now, est un type de cancer qui affecte les cellules des lobules, les glandes productrices de lait du sein. Des examens complémentaires ont révélé une tumeur de 10 cm sur 4 cm sur 6 cm, ainsi que la présence de « deux ganglions lymphatiques suspects » sous son aisselle. Heureusement, le cancer ne s’était pas propagé à d’autres parties de son corps.
Vicki a subi une mastectomie du sein droit en avril 2022, suivie d’une chimiothérapie de mai à septembre. Cette dernière a malheureusement entraîné une arythmie cardiaque, l’obligeant à être hospitalisée quelques jours après la fin du traitement. Elle a ensuite bénéficié d’une radiothérapie et d’une hormonothérapie, cette dernière induisant une ménopause artificielle avec des effets secondaires tels que prise de poids, sautes d’humeur et perte de confiance en soi. Une opération cardiaque a été nécessaire en novembre 2023 pour stabiliser son arythmie.
Malgré ces épreuves, Vicki pensait avoir laissé le pire derrière elle. Cependant, en juillet 2024, elle a remarqué un saignement du mamelon gauche et des zones de peau rugueuse. Des tests ont révélé la présence de cellules anormales, mais pas de cancer. Sur les conseils de son équipe médicale, elle a donc décidé de subir une mastectomie du sein gauche et attend désormais la date de l’opération.
« Je me souviens juste, quand j’ai reçu mon diagnostic, d’avoir dit : ‘Oh mon Dieu, mes enfants sont si jeunes’. Je me suis juste demandé : « Est-ce que je vais mourir et mes enfants se souviendront-ils de moi ? »
Vicki Poole, directrice d’agence de marketing
Vicki, mère de deux enfants, souligne l’importance de la vigilance et de la détection précoce. Elle encourage toute personne suspectant une anomalie mammaire à consulter un médecin, quel que soit son âge. Elle se dit également reconnaissante d’être encore là pour ses enfants et espère que les progrès de la recherche permettront à d’autres femmes de bénéficier de meilleurs traitements.
L’association Breast Cancer Now a lancé un programme de recherche sur cinq ans dédié au cancer du sein lobulaire, avec un investissement initial de 1 million de livres sterling (environ 1 150 €). Ce programme vise à réunir des experts de son centre de recherche Toby Robins de l’Institute of Cancer Research de Londres afin de développer des traitements plus efficaces. Pour plus d’informations, consultez www.breastcancernow.org.
