Des milliers de manifestants ont défilé samedi à Austin, au Texas, pour exprimer leur opposition à ce qu’ils considèrent comme des dérives autoritaires de l’administration Trump et réaffirmer les principes fondamentaux de la démocratie américaine. La manifestation, organisée dans le cadre d’un mouvement national baptisé « No Kings » (Pas de rois), a rassemblé des citoyens inquiets face à la concentration du pouvoir.
À retenir
- Des représentants démocrates du Texas, Lloyd Doggett et Greg Casar, ont pris la parole pour dénoncer les politiques de l’administration Trump, notamment les coupes budgétaires dans le secteur de la santé et la fermeture temporaire du gouvernement.
- Les manifestants ont exprimé leur crainte d’une prise de pouvoir progressive par le président Trump, évoquant des parallèles inquiétants avec le régime nazi et une atteinte aux libertés fondamentales.
- Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a déployé des unités de la Garde nationale et du DPS pour assurer la sécurité, bien que leur rôle se limite à une présence dissuasive et une assistance potentielle.
Contexte
Le mouvement « No Kings » s’inscrit dans une tradition de contestation remontant à la Révolution américaine, selon les organisateurs. Il vise à rappeler que les États-Unis ne sont pas une monarchie et que le pouvoir doit émaner du peuple. L’organisation à but non lucratif « Hands off Central Texas », basée à Austin, a été à l’initiative de la manifestation locale.
Le rassemblement a débuté à 14 heures devant le Capitole, où les représentants Doggett et Casar ont pris la parole. Doggett a notamment déclaré : « Le premier jour sans rois en Amérique est mieux connu sous le nom de Révolution américaine. 250 ans plus tard, nous répondons à la conduite révoltante de Trump par le pouvoir de la non-violence. »
Ce qui change
Les manifestants ont défilé de l’enceinte du Capitole jusqu’à Auditorium Shores, un espace public animé par des stands de nourriture, des concerts et des prises de parole. Ils ont appelé à une mobilisation citoyenne à tous les niveaux, exhortant les enseignants à défendre l’enseignement de l’histoire, les travailleurs à se syndiquer et les citoyens à soutenir les communautés immigrées.
Casar a insisté sur l’importance de l’engagement civique : « Si vous êtes enseignant et que l’université veut arrêter d’enseigner la véritable histoire, allons l’enseigner sur le trottoir. Si votre lieu de travail n’est pas syndiqué, demain peut être le jour où il sera syndiqué. »
Certains responsables républicains ont qualifié les manifestations de « rassemblements haineux pour l’Amérique », une accusation rejetée par les participants, qui affirment agir par amour de leur pays et par souci de préserver ses valeurs démocratiques. Jack Richardson, un manifestant local, a souligné : « Il n’y a rien de plus démocratique que cela. C’est nous qui disons que nous ne sommes pas satisfaits et que le gouvernement devrait craindre ses citoyens, et non l’inverse. »
Prochaines étapes
Les organisateurs du mouvement « No Kings » ont annoncé leur intention de poursuivre les actions de protestation et de sensibilisation pour défendre la démocratie et les libertés civiles. Ils appellent à une vigilance constante face aux dérives autoritaires et à un engagement civique accru.
Sources
Informations fournies par « Hands Off Central Texas » et entretien avec Sonia Mirto, ainsi que des reportages précédents de Jenna King.
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