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marcher un peu par jour peut être la meilleure défense

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 10:15:00. Une simple marche quotidienne pourrait retarder significativement le déclin cognitif lié à la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude. Les chercheurs soulignent l’importance de l’activité physique, même pour les personnes déjà touchées par la maladie.

  • Marcher entre 3 000 et 5 000 pas par jour est associé à un retard moyen de trois ans dans le déclin des facultés mentales.
  • Une activité physique plus soutenue, de 5 000 à 7 500 pas par jour, pourrait même repousser ce déclin jusqu’à sept ans.
  • L’exercice physique semble particulièrement bénéfique en ralentissant l’accumulation de la protéine tau dans le cerveau.

L’activité physique régulière pourrait jouer un rôle crucial dans la prévention et le ralentissement de la maladie d’Alzheimer. Une étude récente menée par des chercheurs de Mass General Brigham a révélé un lien direct entre le nombre de pas quotidiens et la progression du déclin cognitif. Les résultats suggèrent que même une marche modérée peut avoir un impact significatif sur la santé cérébrale.

L’étude a démontré que les personnes sédentaires présentent une accumulation plus rapide de protéines cérébrales, ce qui accélère la progression de la démence et entraîne une perte plus importante des fonctions cognitives au quotidien. À l’inverse, les participants qui marchaient régulièrement, entre 3 000 et 5 000 pas (environ 2,4 à 4 kilomètres), ont vu leur déclin cognitif retardé en moyenne de trois ans. Pour ceux qui atteignaient 5 000 à 7 500 pas (environ 4 à 6 kilomètres) par jour, ce retard pouvait atteindre sept ans.

Les scientifiques ont également constaté que l’activité physique aide à prévenir une accumulation excessive de protéine tau, une autre marqueur clé de la maladie d’Alzheimer. Les participants présentant des niveaux élevés de bêta-amyloïde, mais qui pratiquaient une activité physique régulière, avaient moins de plaques tau dans leur cerveau. Cela suggère que la marche pourrait compenser, au moins en partie, les effets néfastes de l’accumulation de bêta-amyloïde.

Intriguant, l’étude révèle que les bénéfices de l’exercice semblent plus prononcés chez les personnes présentant déjà des signes de la maladie d’Alzheimer. Chez les patients présentant de faibles taux de bêta-amyloïde, aucun déclin cognitif significatif n’a été observé, quel que soit leur niveau d’activité physique. En d’autres termes, l’exercice n’a pas amélioré les fonctions cognitives chez les personnes n’ayant pas encore de démence, bien que son impact positif sur la santé générale soit bien établi.

« Cette étude clarifie pourquoi certaines personnes qui semblent développer la maladie d’Alzheimer ne se détériorent pas aussi vite que les autres. Les facteurs liés au mode de vie semblent avoir un impact sur les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, ce qui suggère que des changements d’habitudes peuvent ralentir l’apparition des symptômes cognitifs si nous agissons tôt. »

Jasmeer Chhatwal, médecin du département de neurologie de Mass General Brigham et auteur principal de la recherche

Les chercheurs prévoient désormais d’approfondir leurs investigations pour identifier les mécanismes biologiques précis qui relient l’activité physique, l’accumulation de protéine tau et les fonctions cognitives du cerveau. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouveaux essais cliniques visant à tester l’efficacité d’interventions basées sur l’activité physique pour retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer, en particulier chez les personnes à risque.

Ils souhaitent également déterminer quels types d’activités physiques seraient les plus bénéfiques pour les patients, en identifiant l’intensité idéale de l’exercice et les modèles d’activité à long terme les plus favorables à la santé cérébrale.

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