Publié le 19 novembre 2025 13h30. Le parti écologiste Ecolo est plongé dans une crise de leadership après la démission conjointe de ses co-présidents, Marie Lecocq et Samuel Cogolati, en raison de divergences stratégiques profondes.
- Marie Lecocq et Samuel Cogolati ont annoncé leur démission collective de la coprésidence d’Ecolo.
- Des désaccords stratégiques majeurs sont à l’origine de cette décision, malgré les tentatives de médiation.
- Le Conseil de la Fédération d’Ecolo se réunira vendredi pour définir la procédure de remplacement.
La décision de Marie Lecocq et Samuel Cogolati de quitter leurs fonctions, qu’ils occupaient depuis l’année dernière, marque un tournant pour Ecolo. Les tensions au sein du parti se sont intensifiées ces dernières semaines, rendant impossible la poursuite d’une collaboration constructive. Un médiateur avait été désigné dans l’espoir de trouver un terrain d’entente, mais en vain.
Selon Marie Lecocq, c’est Samuel Cogolati qui a pris l’initiative de mettre fin à leur collaboration.
« Cette situation cause d’énormes dégâts au parti. Cela a assez duré. »
Marie Lecocq, co-présidente d’Ecolo
Elle a regretté cette issue, tout en soulignant l’importance de laisser les militants décider de l’avenir du parti.
« Je le regrette. Mais nous avons pris cet engagement à deux. J’annonce maintenant que je remettrai ma démission aux militants. Il est normal que nous nous tournions désormais vers eux. »
Marie Lecocq, co-présidente d’Ecolo
La responsabilité de cet échec est partagée, a reconnu Marie Lecocq, tout en exprimant ses regrets face aux opportunités manquées.
« Nous avions encore de belles choses à faire. »
Marie Lecocq, co-présidente d’Ecolo
Samuel Cogolati a également réagi sur Facebook, exprimant son désaccord avec la tournure des événements.
« Je regrette sincèrement qu’ensemble nous n’ayons pas pu trouver l’inspiration commune nécessaire pour mettre en œuvre une transformation majeure. »
Samuel Cogolati, co-président d’Ecolo
Il a assumé sa part de responsabilité, qualifiant la situation d’échec.
« Il faut être honnête : nous avons échoué. Pour moi, c’est un échec, que j’accepte pleinement. »
Samuel Cogolati, co-président d’Ecolo
Le Conseil de la Fédération, l’instance décisionnelle interne d’Ecolo, se réunira vendredi pour examiner la procédure de remplacement et établir un calendrier. Un nouveau processus électoral sera mis en place pour désigner de nouveaux dirigeants. En attendant, le parti s’engage à assurer la continuité de son travail politique et organisationnel.
Marie Lecocq et Samuel Cogolati ont remercié les membres du parti pour leur engagement. Ils ont souligné la nécessité de se tourner vers l’avenir et de renforcer Ecolo en collaboration avec ses militants.
« Il est temps d’emprunter une nouvelle voie, main dans la main avec nos militants. De cette façon, nous pouvons renforcer et réinventer Ecolo. Plus que jamais, nos droits les plus fondamentaux sont attaqués. Cela souligne la nécessité d’un projet qui protège et défend nos libertés. »
Marie Lecocq et Samuel Cogolati, co-présidents d’Ecolo
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