Max Verstappen a qualifié de inacceptables les bosses du Circuit of the Americas à Austin, révélant de sérieux dégâts sur sa colonne vertébrale à la veille du Grand Prix des États-Unis 2026. Lando Norris a soutenu ses critiques en évoquant la prise de cachets contre les maux de tête.
À la veille des premiers essais libres du Grand Prix des États-Unis sur le Circuit of the Americas (COTA), la question de l’état de la piste s’est imposée au centre des discussions dans le paddock d’Austin. Le pilote Red Bull Max Verstappen a dressé un constat alarmant concernant l’état du bitume texan. Il a qualifié les irrégularités de la piste d’inacceptables.
Il s’inquiète ouvertement pour l’intégrité physique des pilotes. Le quadruple champion du monde a expliqué que les secousses répétées avaient laissé des traces sur sa propre santé.

J’ai fait examiner mon dos, et l’usure de la partie inférieure de ma colonne vertébrale est clairement visible
, a déclaré le Néerlandais, rappelant les charges verticales extrêmes enregistrées l’année précédente lors des passages en virage.
L’année dernière, par exemple, tu encaisses environ 5 à 6G dans un virage, mais j’ai eu des impacts, une charge verticale qui dépassait 9G sur ma colonne vertébrale, ce qui, je peux vous l’assurer, n’est vraiment pas amusant, et surtout plus tu vieillis, plus tu y penses.
Max Verstappen, Red Bull
Des dégâts physiques liés à l’instabilité du sol à Austin
Le problème de la piste d’Austin trouve en partie son origine dans sa conception sur une ancienne zone de marécages. Cela provoque des mouvements constants du sol sous le bitume.
Des opérations de resurfaçage ont été menées par les organisateurs entre les virages 9 et 11. Des travaux de ponçage ont eu lieu aux abords des virages 12 et 19 avant cette édition sur le front des aménagements. Verstappen estime que ces interventions s’apparentent à de simples rustines sur un problème structurel profond.
Le pilote Red Bull a précisé que les monoplaces actuelles évoluent avec des garde-au-sol très basses en phase de freinage à l’entrée des courbes lentes. Cela accentue la violence des impacts.
Le soutien de Lando Norris dans le paddock
Les préoccupations soulevées par le pilote Red Bull ont rapidement trouvé un écho auprès de ses rivaux. Le Britannique Lando Norris a abondé dans le même sens. Il a estimé que le circuit ne respecterait pas les tolérances exigées pour la construction d’une piste moderne sous l’égide de la FIA.

Il a révélé l’impact direct de ces secousses sur son propre confort de pilotage.
Il y a beaucoup d’endroits où je dois prendre des comprimés contre les maux de tête avant de sortir. C’est tellement bosselé qu’on se cogne assez fort la tête contre les appuie-tête à cause des bosses, a affirmé le pilote McLaren selon les précisions recueillies sur place. D’autres concurrents, tels que le pilote Audi Gabriel Bortoleto et le pilote Alpine Franco Colapinto, ont également souligné la sévérité du premier secteur.
Cependant, tous les acteurs du championnat ne partagent pas la même sévérité dans le jugement. Le pilote Mercedes George Russell a relativisé la situation, estimant que la nature rugueuse de certains tracés fait simplement partie des aléas de la course automobile, tout en suggérant qu’un plan de réfection périodique plus large s’avérerait nécessaire pour l’ensemble du calendrier de Formule 1.

La réponse de Bobby Epstein face aux doléances
Du côté des promoteurs, le patron du circuit Bobby Epstein a reconnu l’existence d’un défaut majeur à l’amorce du premier virage. S’exprimant lors des premiers essais, le responsable a admis n’avoir pris la mesure de ce décrochement spécifique qu’à l’approche du week-end de course.
Nous ne sommes pas heureux qu’il y ait une bosse au bas du virage 1
, a concédé Epstein au cours d’un entretien accordé aux médias internationaux. Il a toutefois précisé qu’en raison de la nature de ce décrochement, qui s’apparente davantage à un affaissement du sol qu’à une simple aspérité de surface, une correction rapide s’avérait matériellement impossible en pleine période de compétition.