Home NouvellesMarx Arriaga accuse une tentative de privatisation de l’éducation au sein du SEP ; appels à « se rebeller » et à créer une nouvelle organisation éducative

Marx Arriaga accuse une tentative de privatisation de l’éducation au sein du SEP ; appels à « se rebeller » et à créer une nouvelle organisation éducative

by Nicolas Lefèvre

Publié le 27 décembre 2025 à 19h30. Le directeur général du matériel pédagogique du ministère mexicain de l’Éducation publique (SEP) a appelé à la création d’une organisation indépendante pour défendre le modèle éducatif actuel, dénonçant une politique de privatisation qu’il estime menée par la direction actuelle du ministère.

  • Marx Arriaga accuse la direction du SEP de poursuivre une politique de privatisation de l’éducation publique.
  • Il propose la formation de « Comités de défense » de la Nouvelle école mexicaine et des manuels scolaires gratuits, fonctionnant en dehors des structures institutionnelles du SEP.
  • Le président du PRI, Alejandro Moreno, a critiqué cette initiative, accusant le SEP d’être utilisé à des fins politiques.

Marx Arriaga, directeur général du matériel pédagogique au sein du Secrétariat à l’Éducation publique (SEP), a lancé un appel à la création d’une nouvelle structure organisationnelle, distincte du SEP, afin de défendre les principes de la Nouvelle école mexicaine et des manuels scolaires gratuits. Dans un message publié sur son compte X, il dénonce une politique de privatisation de l’éducation publique menée par l’actuelle direction du ministère, dirigée par Mario Delgado Carrillo.

Selon M. Arriaga, des politiques, programmes et matériels scolaires en vigueur au sein même du SEP contredisent le Plan d’études 2022 et les principes de la Nouvelle école mexicaine, promue par le président Andrés Manuel López Obrador. Il accuse également le SEP de favoriser la privatisation de l’éducation par le biais de la reconnaissance de la validité officielle des études dans les écoles privées, ainsi que par l’augmentation des coûts liés aux frais de scolarité, aux fournitures scolaires et aux conditions de travail des enseignants.

M. Arriaga met en évidence l’existence d’alliances et de programmes promus par des fondations et des organisations nationales et internationales qui, selon lui, cherchent à rétablir un modèle éducatif basé sur les compétences. Il dénonce également la circulation de matériel pédagogique parallèle au sein du système éducatif, comme des cahiers de soutien pédagogique en mathématiques qui, selon lui, omettent les manuels gratuits et l’approche « critique-transformatrice » du Plan d’études 2022.

Le responsable évoque également les difficultés juridiques et administratives rencontrées lors de la préparation et de la distribution des manuels scolaires gratuits, notamment les nombreuses mesures d’urgence (protections) et les recours constitutionnels intentés dans le but d’empêcher leur impression et leur diffusion.

Dans ce contexte, M. Arriaga propose la création de « Comités de défense » de la Nouvelle école mexicaine et des manuels scolaires gratuits, qui fonctionneraient avec leurs propres mécanismes d’enregistrement, de coordination et de prise de décision, indépendamment des canaux institutionnels du SEP. Ces comités seraient composés d’enseignants et de personnes liées au modèle éducatif actuel, et auraient pour mission de défendre les manuels gratuits, de surveiller les politiques éducatives et de contester l’orientation du système éducatif national.

L’appel à la création de ces comités a suscité des réactions politiques. Alejandro Moreno Cárdenas, président du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), a critiqué cette initiative, affirmant que le SEP n’est pas un « jouet politique » et qu’il doit être au service du peuple, et non d’une « idéologie narcomoréniste pourrie ». Sur son compte X, il s’est interrogé sur les intentions de M. Arriaga et a dénoncé une tentative de « militariser l’éducation ».

M. Moreno a également déclaré que ces déclarations révélaient les tensions internes au sein du parti Morena. Il a souligné que le véritable enjeu est la qualité de l’éducation des enfants et des jeunes Mexicains.

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n°/mcc

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