Publié le 8 janvier 2026 à 07h01. Face à la catastrophe de Crans-Montana, le président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard, a suscité une large sympathie par son approche humaine et sa proximité avec les victimes. Son attitude, empreinte d’émotion et de sincérité, a marqué les esprits.
- Mathias Reynard s’est distingué par sa présence sur le terrain et son empathie envers les proches des victimes.
- Son discours, teinté d’impuissance face à l’ampleur de la tragédie, a touché de nombreuses personnes.
- L’engagement politique de Reynard, ancré à gauche, se combine à une volonté de rassembler au-delà des clivages partisans.
Dans les heures qui ont suivi l’incendie dévastateur de Crans-Montana, Mathias Reynard s’est imposé comme une figure centrale. Le président du gouvernement valaisan a choisi de se tenir aux côtés des populations touchées, affichant une émotion palpable devant les caméras. Quelques heures seulement après le drame, il avait déjà rencontré des familles endeuillées.
« C’est un moment difficile. Il n’y a pas de réponses à vos questions. »
Mathias Reynard, président du gouvernement valaisan
Il a ajouté, les larmes aux yeux : « La seule chose que je puisse vous dire, c’est que nous sommes à vos côtés. Nos secouristes font tout leur possible. »
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Image 1 sur 5. Que ce soit avec les conseillers fédéraux Parmelin, …
Image: Keystone/Alessandro della Valle. -
Photo 2 du 5 janvier …
Source de l’image : Keystone/Baz Ratner. -
Image 3 sur 5. Baume-Schneider, …
Image: Keystone/Cyril Zingaro. -
Photo 4 sur 5. ou comme ici avec le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani : Le président du gouvernement valaisan Mathias Reynard est actuellement omniprésent dans le cadre de l’incendie catastrophique de Crans-Montana.
Source de l’image : Keystone/Baz Ratner. -
Image 5 sur 5. L’homme de 38 ans touche actuellement de nombreuses personnes et parle avec leur cœur avec ses paroles.
Image: Keystone/Alessandro della Valle.
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Ce mélange d’engagement et de compassion, ainsi que l’aveu d’un sentiment d’impuissance, résonne bien au-delà des frontières du Valais. « J’ai voulu rendre hommage aux familles des victimes », a déclaré Reynard cette semaine lors d’une visite à l’hôpital de Sion. L’homme de 38 ans reconnaît être fatigué. « Mais lorsque je pense aux familles ou aux soignants, cela remet les choses en perspective. »
Un prodige de la politique
Reynard enchaîne les rendez-vous ces jours-ci. Il est notamment chargé de l’organisation de la grande cérémonie commémorative en hommage aux victimes de Crans-Montana, prévue vendredi. Le président français Emmanuel Macron figure également parmi les invités.
Reynard n’a pas grandi dans un milieu privilégié. Il a vu le jour dans le village de Savièse, au-dessus de Sion, fils d’une infirmière et d’un menuisier. Il est le premier de sa famille à poursuivre des études supérieures. À 16 ans, il rejoint les Jeunes socialistes et, à 24 ans, devient de manière surprenante conseiller national.
En tant que plus jeune conseiller municipal, il avait été autorisé à prendre la parole en ouverture de la session législative : « Par respect pour le système, je porterai même une cravate », avait-il alors déclaré avec humour.
Un social-démocrate bâtisseur de ponts
Cette attitude est typique de Reynard. Il incarne une gauche politique engagée, mais sans être un révolutionnaire. Lors de la Fête-Dieu, il défile dans son village avec les Grenadiers – tout en défendant au Parlement une loi contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Cet ancien professeur de collège se bat pour une formation professionnelle solide, davantage de places en crèche et des conditions de travail équitables.
Reynard politise l’extrême gauche, mais n’est pas un révolutionnaire.
Keystone/Jean-Christophe Bott)
En 2021, Reynard est devenu le premier social-démocrate francophone à intégrer le gouvernement valaisan et le plus jeune membre de l’exécutif cantonal depuis plus d’un siècle.
L’humain avant les clivages partisans
Même après la tragédie de Crans-Montana, il est clair que Reynard séduit au-delà des lignes de parti. On l’a vu se signer lors d’une cérémonie de dépôt de gerbes en compagnie du ministre italien des Affaires étrangères. Interrogé à ce sujet, il a répondu : « Oui, je suis un catholique pratiquant. La foi m’aide – mais c’est une affaire personnelle. »
La foi est un lien qui unit Reynard à des politiciens et des électeurs plus conservateurs du Valais. Le président du Conseil d’État valaisan est de gauche par conviction, mais il est avant tout un Valaisan, attaché à son terroir et ouvert aux personnes de tous horizons politiques : « Dans chaque parti, il y a des gens qui s’engagent pour la communauté avec humanité », affirme-t-il. En ces jours sombres qui suivent la catastrophe de Crans-Montana, l’appartenance politique passe au second plan.
