Les médecins généralistes pourraient gagner en efficacité grâce à une meilleure évaluation des capacités cognitives de leurs patients, plutôt qu’à de nouvelles procédures de suivi. Un gériatre souligne l’importance de disposer d’outils de mesure fiables pour agir rapidement et efficacement face aux premiers signes de troubles.
L’intention est louable : améliorer le dépistage des troubles cognitifs chez les personnes âgées. Cependant, l’obligation pour Medicare d’inclure une évaluation cognitive lors des visites annuelles de bien-être a des conséquences inattendues, selon un spécialiste.
« Nous mesurons sans hésitation la tension artérielle, le poids et le cholestérol, car ces dépistages sont systématiques et fournissent des données claires qui aident les prestataires à prendre des décisions rapides et cruciales », explique le gériatre. Il prend l’exemple d’une tension artérielle de 180/110, qui nécessite une intervention immédiate, et pour laquelle les médecins de première ligne disposent des compétences et de la confiance nécessaires pour agir.
Le problème, selon lui, ne réside pas dans la création de nouvelles voies d’orientation, mais dans le manque d’une infrastructure de mesure robuste. Une telle infrastructure permettrait aux médecins généralistes, en s’appuyant sur leurs observations, d’intervenir avec assurance. Il constate un écart significatif entre les objectifs des politiques de santé et la réalité du terrain.
« L’exigence de Medicare en matière d’évaluation cognitive lors des visites annuelles de bien-être est bien intentionnée », reconnaît-il, « mais cela a un effet involontaire… »