Publié le 28 octobre 2024 16h46. Une étude de l’Université européenne de Madrid révèle que la durée des marches est plus importante que leur fréquence pour réduire les risques de décès et de maladies cardiovasculaires. Privilégier de longues promenades à des séquences de courtes marches pourrait donc avoir un impact significatif sur la santé.
- Les personnes effectuant les marches les plus courtes présentent un taux de mortalité plus élevé.
- Le risque de maladies cardiovasculaires est également plus important chez les individus ayant un mode de vie sédentaire.
- Une promenade quotidienne de quinze minutes peut contribuer à améliorer la santé et la longévité.
Des chercheurs de l’Université européenne de Madrid ont analysé les données de plus de 33 560 adultes participant à l’étude UK Biobank, une vaste base de données regroupant des informations génétiques et des habitudes de vie. L’étude a révélé que la façon dont nous répartissons notre activité physique quotidienne a un impact direct sur notre santé.
En moyenne, les participants à l’étude effectuaient 5 165 pas par jour, soit environ 2 000 pas de moins que les 7 000 pas quotidiennement recommandés. Les chercheurs ont ensuite divisé les participants en quatre groupes en fonction de la durée de leurs marches : ceux qui ne marchaient jamais plus de cinq minutes, ceux qui marchaient entre cinq et dix minutes, ceux qui marchaient entre dix et quinze minutes, et enfin, ceux qui marchaient plus de quinze minutes.
Après une période de suivi de neuf ans et demi, 735 décès et 3 119 cas de maladies cardiovasculaires ont été recensés parmi les participants. Les résultats ont démontré une corrélation claire entre la durée des marches et la santé des individus. 4,36 % des personnes appartenant au groupe effectuant les marches les plus courtes sont décédées, contre 1,83 % dans le groupe suivant, 0,84 % pour le troisième groupe et seulement 0,8 % pour ceux qui marchaient le plus longtemps.
L’analyse du risque de maladies cardiovasculaires a confirmé cette tendance. Le groupe effectuant les marches les plus courtes présentait un risque de 13,03 %, tandis que ce risque chutait à 4,39 % pour le groupe réalisant les marches les plus longues. Ces données soulignent l’importance d’éviter un mode de vie trop sédentaire et d’intégrer une activité physique régulière, et surtout prolongée, dans son quotidien.
Les chercheurs concluent qu’une simple promenade d’un quart d’heure peut avoir des effets bénéfiques considérables sur la santé et la longévité. Conseils de psychologues du sport pour rester actif.
La marche, bien plus qu’un simple loisir est désormais considérée comme un véritable médicament pour le corps et l’esprit.
L’obsession du comptage de pas peut parfois en devenir contre-productive, mais l’importance de l’activité physique reste indéniable.
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