Publié le 24 septembre 2025 17h00. Le ministre irlandais des Transports, Darragh O’Brien, devrait demander demain l’autorisation du gouvernement de légiférer pour supprimer le plafond de 32 millions de passagers à l’aéroport de Dublin, une mesure qui suscite déjà des critiques et des menaces de recours.
- Le ministre des Transports compte légiférer pour lever le plafond de passagers à l’aéroport de Dublin.
- Un mémorandum critique sévèrement la gestion de l’aéroport par le DAA (Dublin Airport Authority).
- La décision pourrait être contestée en justice par des groupes de riverains et des militants écologistes.
Le gouvernement irlandais s’apprête à prendre une décision cruciale concernant l’avenir de l’aéroport de Dublin. Darragh O’Brien, ministre des Transports, présentera demain au Conseil des ministres une proposition de loi visant à supprimer le plafond actuel de 32 millions de passagers par an. Cette initiative, inscrite dans le programme gouvernemental, vise à faciliter le développement de l’aéroport, mais elle intervient dans un contexte de fortes tensions avec le DAA, l’autorité responsable de l’exploitation et du développement de l’aéroport.
Selon des sources gouvernementales, le mémorandum préparé par le ministre O’Brien est particulièrement critique envers le DAA, l’accusant de lenteur dans la gestion de cette question sensible. Le document de 12 pages souligne que cette situation engendre une incertitude préjudiciable à la réputation de l’aéroport et de l’Irlande. Le ministre estime qu’il existe un risque réel de retard si l’on se fie uniquement aux démarches du DAA et qu’une intervention législative est donc nécessaire.
Cette annonce intervient alors que le patron de Ryanair, Michael O’Leary, s’est exprimé à plusieurs reprises contre le maintien de ce plafond. Il estime qu’il freine la croissance de la compagnie aérienne et nuit à la compétitivité de l’Irlande. Ryanair a même appelé au remplacement du directeur du DAA et de son conseil d’administration.

Cependant, la levée du plafond de passagers ne fait pas l’unanimité. Des groupes de riverains et des militants écologistes ont déjà menacé de contester la proposition devant les tribunaux, craignant une augmentation de la pollution sonore et de l’impact environnemental. Le ministre O’Brien est conscient de ce risque et reconnaît que la législation pourrait faire l’objet d’un recours judiciaire.
Pour en savoir plus sur les enjeux de ce débat, vous pouvez consulter l’analyse détaillée publiée par RTE.
