Publié le 10 octobre 2025 à 03h30. Un chroniqueur américain se souvient de son enfance passée à observer la nature et les petites créatures du sud des États-Unis, et s’interroge sur la perte de contact avec le monde naturel chez les jeunes générations.
Dans le sud des États-Unis, une comptine enfantine résonne encore dans la mémoire de beaucoup : « Doodlebug, doodlebug, sors de ta maison. Ta maison est en feu et ta femme est partie dans le sud ». John Moore, un résident de la Maison Blanche, se souvient de cette rime apprise dans son enfance et de l’excitation de débusquer les larves d’antlions, surnommées « doodlebugs », dans le sable.
Ces insectes, connus scientifiquement sous le nom de Myrmeleon immaculatus au stade larvaire et d’Antlions à l’âge adulte, sont des prédateurs rusés qui creusent des pièges coniques dans le sable pour capturer les fourmis. Moore explique que la tradition voulait qu’on utilise une brindille ou une paille pour effondrer le piège, forçant la larve à remuer et à expulser le sable. Mais, selon lui, le chant était essentiel : « Vous pouvez remuer toute la journée, mais sans le chant, ce doodlebug restera là. »
Au-delà des doodlebugs, l’auteur évoque un univers foisonnant de petites créatures qui peuplaient son enfance : lucioles (ou « éclairs »), insectes de juin, sauterelles, grillons, grenouilles et crapauds. Ces rencontres étaient l’occasion de jeux simples et d’une connexion directe avec la nature. Les enfants capturaient les lucioles dans des bocaux Mason percés de trous, attachaient un fil aux pattes des insectes de juin pour les faire voler comme de minuscules hélicoptères, ou organisaient des concours pour savoir qui pourrait tenir une sauterelle le plus longtemps sans qu’elle ne crache son « jus de tabac » brun.
Moore souligne que ces après-midi passés dans la terre et l’herbe n’étaient pas seulement des divertissements. Ils permettaient de développer un sens de l’émerveillement et de prendre conscience de la beauté et de la complexité du monde naturel. Il se souvient que, dans un environnement dépourvu d’écrans et de jeux vidéo, l’imagination et l’observation étaient les principales sources de divertissement.
Aujourd’hui, l’auteur déplore la déconnexion des enfants avec la nature, constatant qu’ils sont souvent absorbés par les tablettes et les écrans. Il exprime le souhait que ces jeunes générations puissent redécouvrir la joie simple de s’accroupir dans le sable et de murmurer cette vieille comptine, afin de ressentir ce lien profond avec la création et avec Celui qui l’a façonnée.
— John Moore est un résident de la Maison Blanche. Envoyez-lui un e-mail à [email protected]. Pour acheter son livre, « Write of Passage : A Southerner’s View of Then and Now Vol. 1 et Vol. 2 », visitez www.TheCountryWriter.com.
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