Home MondeNetanyahu a annoncé un investissement de 108 milliards de dollars pour renforcer l’industrie d’armement israélienne

Netanyahu a annoncé un investissement de 108 milliards de dollars pour renforcer l’industrie d’armement israélienne

by Clara Dubois

Publié le 24 décembre 2025 18h30. Israël annonce un plan d’investissement massif de 108 milliards de dollars pour développer une industrie de défense autonome, en réponse à des restrictions d’approvisionnement et à l’escalade des tensions régionales.

  • Le gouvernement israélien s’engage à réduire sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs d’armes étrangers, y compris ses alliés.
  • Cette initiative fait suite à des expériences passées où des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont limité les ventes d’armes à Israël.
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur, l’armée israélienne a mené de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban sud.

Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dévoilé mercredi un plan ambitieux visant à renforcer l’industrie de défense nationale. L’objectif affiché est de garantir l’autonomie d’Israël en matière d’armement et de munitions, en investissant 108 milliards de dollars (environ 99 milliards d’euros) sur la prochaine décennie.

« Nous voulons réduire notre dépendance à l’égard de tous les acteurs, y compris nos amis », a déclaré Netanyahu lors d’une cérémonie de remise de diplômes de l’armée de l’air israélienne. Il a insisté sur la nécessité de construire « une industrie de munitions israélienne indépendante ».

Cette décision, selon le Premier ministre, est une conséquence directe des leçons tirées des conflits passés, notamment ceux liés à la bande de Gaza. Israël a par le passé été confronté à des restrictions d’approvisionnement imposées par certains de ses principaux alliés – les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne – ce qui a mis en évidence sa vulnérabilité en matière de fournitures militaires.

Parallèlement, Netanyahu a accusé le Hamas de violer le cessez-le-feu en vigueur, une accusation également formulée par l’autre partie. Il a prévenu qu’Israël réagirait à cette rupture, selon le journal The Times of Israel.

Le Premier ministre a également affirmé que le gouvernement israélien prenait des mesures pour contrer ce qu’il perçoit comme le manque de volonté du Hamas et du Hezbollah de se désarmer. Il a averti qu’Israël n’avait pas dit son dernier mot concernant les Houthis au Yémen ou l’Iran, élargissant ainsi le champ de ses avertissements à l’échelle régionale.

Dans ce contexte tendu, l’armée israélienne a annoncé mercredi une nouvelle série d’attaques contre des cibles liées au Hezbollah dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

Selon les forces israéliennes, ces bombardements ont visé des « infrastructures » et des zones récemment utilisées pour des « lancements d’attaques », des activités qu’elles considèrent comme une violation de l’accord. « La présence de zones de lancement de projectiles viole l’accord de cessez-le-feu convenu, les forces israéliennes continueront donc d’agir pour éliminer toute menace contre l’État d’Israël et empêcher les tentatives de restauration de l’organisation terroriste Hezbollah », ont-elles déclaré dans un communiqué.

Israël justifie ces opérations en affirmant qu’elles ne violent pas l’accord, car elles visent à neutraliser des menaces spécifiques. Cette interprétation est toutefois rejetée par les autorités libanaises et le Hezbollah. Le cessez-le-feu prévoyait le retrait des deux parties du sud Liban, mais l’armée israélienne maintient cinq postes militaires sur le territoire libanais, une situation que Beyrouth et le groupe terroriste qualifient de violation du pacte et pour laquelle ils exigent la fin.

(Avec informations d’Europa Press)

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.