Publié le 9 décembre 2025 19:15:00. L’armée sud-coréenne a détecté mardi l’entrée de neuf avions militaires russes et chinois dans sa Zone d’Identification de Défense Aérienne (ZIDA), une zone servant à identifier les aéronefs en approche. Cet incident, qui n’a pas entraîné de violation de l’espace aérien sud-coréen, a provoqué le déploiement de chasseurs de l’armée de l’air.
- L’armée sud-coréenne a détecté sept avions militaires russes et deux avions militaires chinois entrant dans sa ZIDA.
- Les aéronefs ont pénétré dans la ZIDA au-dessus de la mer de l’Est et de la mer du Sud avant d’en ressortir.
- Aucune violation de l’espace aérien sud-coréen n’a été constatée.
Selon les chefs d’état-major interarmées, les avions ont été détectés vers 10h00 heure locale (01h00 GMT). Ils ont pénétré successivement dans la ZIDA au-dessus de la mer de l’Est – également appelée mer du Japon – et de la mer du Sud, avant d’en sortir. L’armée de l’air sud-coréenne a immédiatement réagi en déployant ses propres chasseurs et en mettant en œuvre des mesures tactiques pour prévenir tout incident.
La Zone d’Identification de Défense Aérienne (ZIDA) est un espace aérien déclaré par un pays, s’étendant au-delà de son espace aérien national. Elle permet aux forces armées d’identifier et de surveiller les aéronefs s’approchant de son territoire. Les ZIDA ne sont pas reconnues par le droit international, mais sont couramment utilisées par plusieurs pays, dont la Corée du Sud et le Japon.
Il est habituel que les forces aériennes procèdent à des décollages d’urgence – ce qu’on appelle en anglais un “scramble” – lorsqu’un aéronef, en particulier militaire, ne s’identifie pas à l’approche d’une ZIDA. La Corée du Sud et le Japon activent fréquemment ce type de manœuvre en réponse aux incursions d’avions militaires russes et chinois dans leurs ZIDA respectives.
Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes dans la région. Bien que ces incursions n’aient pas franchi la ligne rouge de la violation de l’espace aérien, elles sont scrutées de près par Séoul et Tokyo, qui y voient un test de leurs capacités de défense et de leur réactivité.
