Home Technologie et scienceNous avons eu de superbes relations sexuelles sans conditions, l’engagement a-t-il tué notre étincelle ?

Nous avons eu de superbes relations sexuelles sans conditions, l’engagement a-t-il tué notre étincelle ?

by Thomas Caron

Publié le 24 novembre 2025 à 01h00. Une femme récemment engagée dans une relation exclusive s’interroge sur la perte d’intensité de leur vie sexuelle, et cherche à comprendre si cette baisse est liée à l’engagement et à la disponibilité émotionnelle.

  • La transition de la non-monogamie à l’exclusivité peut engendrer une diminution de l’excitation sexuelle.
  • L’absence de considération pour la dimension émotionnelle est un élément clé à explorer dans ce type de situation.
  • Renforcer la connexion émotionnelle est essentiel pour raviver la passion.

Une lectrice, récemment divorcée, témoigne d’une expérience courante : après six mois de relations passionnées et sans engagement avec un homme rencontré sur une application de rencontres, le couple a décidé de s’investir dans une relation exclusive. Cependant, elle constate une baisse notable de l’intensité de leur vie sexuelle et s’interroge sur les raisons de ce changement.

L’experte à qui elle s’adresse souligne immédiatement un manque crucial dans sa description : l’absence de toute mention des émotions. “Vous parlez de la ‘compagnie’ de cet homme, mais est-ce vraiment cela que vous ressentez ?”, interroge-t-elle. Selon elle, les couples qui ne sont ensemble que depuis quelques mois sont souvent submergés par un état de “limerence” intense, qui peut altérer leur jugement et leur fonctionnement.

La science compare cette phase initiale de l’amour à une forme de dépendance, en raison de la libération massive d’ocytocine, de noradrénaline et de dopamine dans le cerveau. Des études d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ont même montré que l’observation d’une photo de la personne aimée active les mêmes zones cérébrales que celles stimulées par la cocaïne. Cette période de “lune de miel”, qui peut durer entre six mois et deux ans, correspond en partie au calendrier de la lectrice, mais la décision de devenir monogame a été prise récemment, alors que le couple explorait auparavant d’autres possibilités.

Bien que le polyamour suscite un intérêt médiatique croissant, une étude de l’Université de Swansea, menée en 2023 par Andrew Thomas, révèle que la majorité des hommes et des femmes restent favorables à la monogamie. L’experte estime que, dans le cas de la lectrice, le problème ne réside probablement pas dans une “hypothèse de disponibilité” de son partenaire, mais plutôt dans le choc de passer d’une relation non monogame à un engagement exclusif.

Si l’excitation de la relation précédente était alimentée par la possibilité d’autres partenaires, il est nécessaire de reconsidérer l’engagement envers la monogamie ou de trouver de nouvelles façons de rendre la relation sexuelle aussi stimulante.

« La meilleure façon d’intensifier votre connexion sexuelle est d’approfondir votre relation émotionnelle. »

Suzie Godson, conseillère relationnelle

L’honnêteté sur ses motivations est primordiale. La décision de s’engager doit être motivée par un désir d’intimité et de confiance, et non par la peur de la compétition. Admettre cette vulnérabilité renforce le lien. Cependant, si la passion initiale était principalement liée à la nouveauté et à la multiplicité des partenaires, les limites de la monogamie pourraient s’avérer restrictives. La transition vers la monogamie est possible pour ceux qui ont vécu des relations non monogames, mais elle exige un ajustement et une communication claire.

L’experte souligne également que les expériences passées, notamment les relations difficiles ou douloureuses, peuvent inciter certaines personnes à éviter l’intimité et à privilégier des relations plus superficielles, moins exigeantes sur le plan émotionnel. Comprendre l’influence de son passé sur ses choix actuels est essentiel pour déterminer la direction à prendre et l’avenir de la relation.

Pour toute question, vous pouvez contacter l’experte à l’adresse suivante : [email protected].

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