Publié le 21 novembre 2025 à 23h48. La société immobilière Plaza Egaña SpA, filiale de Fundamenta, se défend vigoureusement contre les accusations de liens avec des irrégularités et des paiements illégaux révélés dans le cadre d’une enquête du ministère public chilien, tout en détaillant les honoraires versés à plusieurs avocats.
- Plaza Egaña SpA rejette toute implication dans des comportements illicites ou des paiements irréguliers.
- L’entreprise détaille les montants versés à des avocats et clarifie sa position concernant la disqualification de l’ancien ministre Sergio Muñoz.
- Elle affirme que son autorisation environnementale pour le projet Eco Egaña est toujours valide, malgré une décision de la Cour suprême.
Dans un communiqué publié ce vendredi, Plaza Egaña SpA réfute catégoriquement les allégations qui la lient à des pratiques illégales. L’entreprise affirme avoir toujours agi dans le respect des lois, des réglementations administratives et des principes éthiques en vigueur au Chili pour le développement de ses projets immobiliers.
Le document de huit points vise à répondre aux publications médiatiques qui suggèrent des irrégularités dans ses procédures. Plaza Egaña SpA a notamment publié des informations détaillées sur les sommes versées à des cabinets d’avocats et a clarifié sa position concernant la procédure ayant conduit à la disqualification de Sergio Muñoz, ancien ministre.
Concernant le projet Eco Egaña, l’entreprise précise qu’elle dispose d’une autorisation environnementale ferme depuis novembre 2022. Elle soutient que la décision de la Cour suprême de mars 2023 n’a ni accordé, ni modifié cette approbation, se limitant à une controverse antérieure déjà résolue.
Plaza Egaña SpA explique que le traitement du recours a été confié à des équipes spécialisées en droit de l’environnement. Elle souligne également que les avocats Gabriel Silber, Eduardo Lagos et Mario Vargas n’ont pas représenté l’entreprise devant le Tribunal environnemental, ni devant la Cour suprême.
Honoraires et étendue des conseils juridiques
L’entreprise précise que les conseils fournis par les avocats Silber, Lagos et Vargas au cours des années 2022 et 2023 portaient sur « des conseils juridiques complets sur diverses questions liées au projet ». Cela comprenait « les relations avec les riverains, la conception stratégique des relations avec les autorités et le soutien dans le processus administratif et judiciaire ».
Plaza Egaña SpA indique qu’il est seulement après la décision de la Cour suprême du 1er mars 2023 que cette équipe d’avocats « a assumé la représentation de l’entreprise dans la procédure civile et pénale – actuellement en cours – découlant des dommages causés par l’arrêt des travaux ». L’entreprise quantifie ces dommages à environ « 3 milliards de pesos par mois » (environ 3,6 millions d’euros).
Le montant des honoraires est justifié par « l’ampleur du projet d’investissement de 300 millions de dollars et par les dommages économiques importants liés à sa suspension ». L’entreprise estime que ce contexte nécessitait un niveau d’assistance juridique et technique proportionné à l’envergure du projet.
À propos du paiement de « 414 696 362 $ versé le 8 mai 2023 », la déclaration indique que ce montant « est proportionnel aux travaux réalisés entre 2022 et 2023 ». Tous ces frais, assure l’entreprise, « sont dûment déclarés par Plaza Egaña SpA dans le cadre du procès civil contre le Trésor du Chili ».
Clarifications sur la gestion avec le ministre Muñoz
Plaza Egaña SpA aborde également ce qu’elle qualifie d’« erreur pertinente rapportée par les médias » concernant son rôle dans le limogeage de l’ancien ministre Sergio Muñoz. Elle explique que la démarche effectuée par l’intermédiaire de son avocat Marco Fuentes avait « pour seul objectif de demander la disqualification de Sergio Muñoz pour l’examen de cette affaire ».
« Les honoraires de l’avocat Marco Fuentes pour cette démarche spécifique s’élevaient à « 2 000 000 $ de pesos, dont la facture a été émise le 27 décembre 2022 ».
Plaza Egaña SpA
Ces paiements, comme les autres, ont également été déclarés dans le cadre du procès civil contre le Trésor. La société cite un écrit du 11 janvier 2023 du juge Sergio Muñoz lui-même, dans lequel il déclare : « J’accepte la récusation soulevée, qui se fonde sur l’article 196 n° 5 du Code organique des tribunaux ».
Plaza Egaña SpA se dissocie ainsi complètement du limogeage ultérieur de l’ancien ministre Muñoz, survenu en octobre 2024. Elle précise que ce processus « s’est déroulé à la suite d’une accusation constitutionnelle, une procédure complètement différente, dans laquelle Plaza Egaña SpA n’a eu aucune participation ni ingérence ».
Mesures prises et réaffirmation des principes
Suite à l’enquête en cours menée par le parquet, Plaza Egaña SpA a pris des mesures concrètes. L’entreprise a déclaré qu’elle « a révoqué les pouvoirs et les mandats accordés dans les procédures civiles et pénales » aux avocats concernés. Elle a également « procédé à la résiliation de la relation contractuelle entre les deux parties ».
Plaza Egaña SpA conclut sa déclaration en réaffirmant « son engagement en faveur de la transparence, du respect de la réglementation et de la bonne exécution du projet ». L’entreprise souligne qu’elle a travaillé avec « des dizaines de professionnels dont nous avons toujours apprécié l’intégrité et la rigueur ».
Le communiqué évoque enfin la « conduite attribuée à certains avocats externes ». L’entreprise déclare que « si les faits enquêtés sont avérés, nous les trouvons profondément choquants et totalement incompatibles avec la manière dont nous développons nos projets ».
Pour consulter la déclaration complète, vous pouvez vous référer au document publié ici.
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