Publié le 16 décembre 2025. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié de nouvelles recommandations pour garantir l’accès continu aux traitements de substitution aux opioïdes, une mesure essentielle pour réduire les risques liés à la dépendance et améliorer la santé publique.
- Environ 60 millions de personnes dans le monde consomment des opioïdes à des fins non médicales.
- Le traitement d’entretien par agoniste opioïde (TAO) est une approche rentable qui diminue la mortalité, la propagation des maladies infectieuses et les comportements à risque.
- L’OMS appelle les États à intégrer le TAO dans leurs systèmes de santé et à assurer sa gratuité ou sa couverture par l’assurance maladie.
Le traitement d’entretien par agoniste opioïde (TAO) est une stratégie reconnue pour aider les personnes dépendantes aux opioïdes à se rétablir et à réduire les risques associés à leur consommation. L’OMS souligne l’importance de maintenir cet accès, en particulier dans un contexte mondial où l’usage non médical des opioïdes, tels que l’héroïne, la morphine, la codéine, le fentanyl, la méthadone et le tramadol, reste un problème de santé publique majeur. En 2022, on estimait que 60 millions de personnes à travers le monde étaient concernées par cette problématique.
Selon l’OMS, le TAO offre de multiples bénéfices. Il permet non seulement de réduire la mortalité et la morbidité liées à la dépendance, mais aussi de diminuer l’usage non médical des opioïdes et la transmission du VIH et de l’hépatite C. De plus, ce type de traitement contribue à réduire les comportements à risque, la criminalité et les coûts sociaux, tout en améliorant la rétention des patients dans les programmes de soins et leur bien-être général.
Pour garantir l’efficacité de ces traitements, l’OMS insiste sur la nécessité d’un accès large et équitable. Le TAO devrait être disponible gratuitement ou couvert par l’assurance maladie publique, et mis en œuvre dans le cadre d’un système de gouvernance approprié. L’organisation appelle les pays, les planificateurs de services, les prestataires de soins, les décideurs politiques et toutes les parties prenantes impliquées dans les programmes de traitement et de prévention des surdoses à redoubler d’efforts pour maintenir ces interventions vitales.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le communiqué de presse complet de l’OMS.
Source : Organisation Mondiale de la Santé
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