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Octobre rose – voici les formes de cancer les plus courantes chez les chevaux

Publié le 16 octobre 2024 07:00:00. Bien que moins fréquents que chez les chiens, les chats ou les humains, les cancers touchent chaque année plus de 200 chevaux assurés par Agria. Si le pronostic est souvent favorable, certaines…

Octobre rose – voici les formes de cancer les plus courantes chez les chevaux

Publié le 16 octobre 2024 07:00:00. Bien que moins fréquents que chez les chiens, les chats ou les humains, les cancers touchent chaque année plus de 200 chevaux assurés par Agria. Si le pronostic est souvent favorable, certaines formes de tumeurs peuvent s’avérer particulièrement graves.

  • Plus de 200 chevaux assurés par Agria sont diagnostiqués chaque année avec un cancer.
  • Les tumeurs cutanées, comme le mélanome et le sarcoïde, sont les plus courantes.
  • Le lymphome, une forme de cancer interne, présente un taux de mortalité élevé.

Le cancer chez le cheval reste relativement rare comparé à d’autres espèces animales. Les raisons de cette moindre incidence ne sont pas entièrement élucidées, mais pourraient être liées à une division cellulaire plus lente, à des défenses immunitaires efficaces et à une exposition plus limitée aux facteurs environnementaux favorisant le développement de tumeurs. Des prédispositions génétiques peuvent également jouer un rôle.

Selon Linda Dunbäck, vétérinaire chez Agria, les chevaux sont le plus souvent atteints de tumeurs cutanées.

« Les tumeurs les plus courantes qui touchent les chevaux sont les tumeurs cutanées telles que le mélanome et l’incarcération, mais il existe également des formes plus inhabituelles et plus graves de cancer interne. »

Linda Dunbäck, vétérinaire chez Agria

Le mélanome, particulièrement fréquent chez les chevaux gris âgés de plus de 15 ans, se manifeste souvent par des masses noires ou gris foncé autour de l’anus, sous la queue, à la base des oreilles, derrière les joues ou dans la crinière. Des tumeurs volumineuses dans cette zone peuvent gêner la défécation. Des recherches menées par l’Université des Sciences Agricoles de Suède (SLU), avec le soutien du fonds de recherche d’Agria, indiquent que jusqu’à 80 % des chevaux gris de plus de 15 ans développent un mélanome. L’accumulation de mélanine, pigment responsable de la couleur grise, serait en cause. Une surveillance régulière est recommandée pour détecter toute croissance, sensibilité ou apparition de nouveaux nodules.

L’incarcération, également appelée sarcoïde, est un autre type de tumeur cutanée causée par un virus. Elle se localise fréquemment à l’intérieur des cuisses, aux coudes, sous le ventre ou près du garrot. Ces tumeurs peuvent être inesthétiques et, selon leur emplacement, entraver les mouvements de l’animal.

Les tumeurs affectant le pénis des étalons et des hongres sont souvent découvertes tardivement, ce qui complique leur traitement. Il est donc conseillé de vérifier régulièrement l’état du pénis lorsque le cheval urine ou lorsqu’il est sous sédatifs.

Le lymphome, bien que rare, représente la forme la plus courante de cancer interne chez le cheval. Sa complexité réside dans la diversité de ses symptômes, ce qui rend son diagnostic difficile. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre cette maladie.

Le traitement des tumeurs chez le cheval repose principalement sur la chirurgie, qui consiste à retirer la tumeur et les tissus environnants. Des techniques plus avancées, comme la radiothérapie et la chimiothérapie, sont possibles mais généralement pratiquées à l’étranger, car moins courantes en Suède.

Dans la majorité des cas, les chevaux guérissent après un traitement chirurgical ou médical, surtout si la tumeur est bénigne et détectée à un stade précoce. De nombreuses tumeurs cutanées, telles que les mélanomes et les sarcoïdes, peuvent être enlevées sans compromettre la qualité de vie de l’animal ni sa capacité à travailler ou à être entraîné. Cependant, une surveillance régulière est importante, car certaines tumeurs peuvent récidiver.

Le pronostic est plus réservé dans les cas de cancers internes, comme le lymphome, en raison de leur taux de mortalité élevé et de la difficulté de leur traitement.

Pour en savoir plus, consultez l’article complet sur le site d’Agria Djurförsäkring.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.