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OMS ajoute premier test moléculaire Bundibugyo à sa liste d’urgence

Le 2 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a ajouté le premier test moléculaire pour le virus de Bundibugyo (BDBV) à sa liste d’utilisation d’urgence (EUL), marquant une avancée majeure dans la lutte contre l’épidémie en…

L’importance de la liste d’utilisation d’urgence (EUL)

Le 2 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a ajouté le premier test moléculaire pour le virus de Bundibugyo (BDBV) à sa liste d’utilisation d’urgence (EUL), marquant une avancée majeure dans la lutte contre l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Cette décision, annoncée après la déclaration d’urgence sanitaire internationale (PHEIC) le 17 mai, vise à accélérer le diagnostic et la réponse aux cas de fièvre hémorragique Ebola.

L’importance de la liste d’utilisation d’urgence (EUL)

La liste d’utilisation d’urgence (EUL) de l’OMS permet l’accès rapide à des outils diagnostiques de qualité pendant les urgences sanitaires. « Pendant une épidémie rapide, un accès rapide à des tests de diagnostic de qualité peut faire une différence cruciale dans la maîtrise de la transmission », a déclaré Yukiko Nakatani, directrice adjointe de l’OMS pour les systèmes de santé, l’accès et les données. Le test moléculaire, qui identifie l’ADN du virus dans le sang, permet une confirmation rapide et précise de l’infection, essentielle pour isoler les cas, guider le traitement et interrompre la transmission.

L’importance de la liste d’utilisation d’urgence (EUL)
Photo: Devdiscourse

« Le test détecte le virus en identifiant son matériel génétique dans les échantillons sanguins, permettant une confirmation rapide et précise », a précisé l’OMS dans son communiqué du 2 juillet. Cette mesure intervient alors que l’épidémie, déclarée le 17 mai, a entraîné plus de 1 460 cas confirmés en RDC, avec 452 décès, et 20 cas en Ouganda, dont deux décès.

Les défis de l’approvisionnement en tests rapides

Alors que l’OMS met en place le test moléculaire, une course est en cours pour développer des tests rapides antigéniques, plus accessibles sur le terrain. Selon le « The Hindu », cinq fabricants ont été retenus par FIND, une organisation internationale de diagnostic, parmi 21 candidats. Ces entreprises, situées en Afrique de l’Ouest, aux États-Unis et en Corée du Sud, visent à produire des tests déployables dans les zones rurales. « Ces tests pourraient accélérer la détection des cas et l’isolement », a expliqué Kavi Ramjeet, responsable de la développement commercial chez FIND.

Les défis de l’approvisionnement en tests rapides
Photo: World Health Organization (WHO)

Cependant, les défis sont nombreux. L’OMS a signalé que seuls 10 laboratoires en RDC sont équipés pour tester le BDBV, avec une capacité de plus de 2 000 tests par jour. Mais l’infrastructure limitée, l’insécurité et l’absence de courant électrique compliquent l’accès aux résultats. « Les tests rapides pourraient surpasser les tests moléculaires en termes de déployabilité », a souligné l’International Pandemic Preparedness Secretariat.

Le rôle des essais cliniques dans la recherche de traitements

Parallèlement à la mise en place des tests, l’OMS a lancé l’essai clinique PARTNERS pour évaluer des traitements comme l’anticorps monoclonal MBP134 et le remdesivir. « Nous avons besoin de traitements pour aider les personnes touchées par le virus », a affirmé Amanda Rojek, chef du projet PARTNERS à l’Institut de sciences pandémiques de l’Université d’Oxford. L’essai vise à identifier des options thérapeutiques efficaces pendant l’épidémie, évitant ainsi d’attendre des années pour des résultats.

Le rôle des essais cliniques dans la recherche de traitements
Photo: ET HealthWorld

« L’essai PARTNERS offre une opportunité d’évaluer les traitements pendant l’épidémie elle-même », a ajouté Rojek. Cette approche, combinée aux tests diagnostiques, pourrait révolutionner la gestion des épidémies futures, en intégrant la recherche aux actions de réponse immédiate.

Les inégalités dans la réponse à l’épidémie

Les inégalités entre les pays touchés sont marquées. En RDC, l’épidémie a touché trois provinces (Ituri, Kivu du Nord et Kivu du Sud), avec des taux de mortalité élevés. En Ouganda, les cas sont plus récents, mais le risque de propagation reste présent. « La coordination entre les pays est cruciale pour éviter une expansion plus large », a souligné l’OMS dans son rapport du 2 juillet.

Les inégalités dans la réponse à l’épidémie

Les défis locaux, comme le manque de confiance des populations envers les autorités et le manque de financement, compliquent la réponse. « Une épidémie ne se gère pas seulement avec des tests, mais aussi avec la participation des communautés », a ajouté un responsable local.

Quel avenir pour la lutte contre le BDBV ?

L’OMS continue de travailler avec les fabricants pour élargir l’accès aux tests et traitements.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.