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Oms déclare urgence Ebola en RDC et

by Sophie Martin
Propagation et défis humanitaires de la souche Bundibugyo

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré, le 18 mai 2026, une urgence de santé publique de portée internationale suite à une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Causée par le virus Bundibugyo, cette flambée a entraîné 131 décès et plus de 500 cas suspects.

Propagation et défis humanitaires de la souche Bundibugyo

L’épidémie actuelle est alimentée par le virus Bundibugyo, l’une des espèces d’orthoebolavirus capables de provoquer la maladie d’Ebola, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC), le Dr Samuel Roger Kamba, a indiqué que 131 décès sont liés à cette épidémie, avec plus de 500 cas suspects.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé que 30 cas ont été confirmés dans la province reculée de l’Ituri, au nord-est de la RDC. La détection initiale a été ralentie car les tests locaux effectués à Bunia — lieu du décès du premier patient suspecté d’avoir contracté cette souche — ont donné des résultats négatifs pour la souche Zaïre, plus commune, d’après la représentante de l’OMS en RDC, le Dr Anne Ancia.

profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité
de la flambée mortelle

le directeur général de l’OMS. Cette situation est aggravée par les difficultés des travailleurs humanitaires à atteindre des centaines de milliers de réfugiés de guerre dans des zones assiégées de la région.

Parmi les victimes, un ressortissant américain, le médecin missionnaire chrétien Peter Safford, a été testé positif au virus, selon l’organisation caritative Serge. Le CDC a confirmé qu’un Américain avait été testé positif, et le ministère allemand de la Santé a confirmé qu’au moins l’un des sept individus transférés de la RDC vers l’Allemagne est ce citoyen américain.

Absence de traitements spécifiques et mesures de contrôle

La gestion de cette crise met en lumière des disparités critiques dans les outils de prévention. Selon l’OMS, des vaccins et des traitements approuvés existent uniquement pour l’un des virus, le virus Ebola (souche Zaïre). Il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé spécifiquement pour le virus Bundibugyo ou le virus Soudan.

Le capitaine Satish K. Pillai, médecin et gestionnaire d’incident pour la réponse d’Ebola au CDC, a indiqué que les équipes médicales tentent de développer une thérapie par anticorps monoclonaux comme traitement potentiel.

En l’absence de solutions spécifiques pour la souche Bundibugyo, l’OMS préconise des soins de soutien intensifs précoces, incluant la réhydratation et le traitement des symptômes, pour améliorer les chances de survie. La stratégie de contrôle repose sur un ensemble d’interventions : surveillance des maladies, traçage des contacts, services de laboratoire, enterrements sécurisés et mobilisation sociale.

For more on this story, see OMS teste deux traitements contre Ebola Bundibugyo en RDC et Ouganda.

Modes de contamination et risques zoonotiques

La maladie d’Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée. Le CDC précise que les personnes ne sont contagieuses qu’une fois que les symptômes apparaissent. Le virus ne se propage pas par l’air ; il est donc impossible de contracter la maladie simplement en étant à proximité d’une personne dans un espace public.

L’OMS déclare l’épidémie d’Ebola en RDC comme urgence internationale

Les fluides à risque incluent :
– Le sang, l’urine, les selles, la salive, la sueur, le vomi.
– Le lait maternel, le liquide amniotique, le sperme et les fluides vaginaux.

Le risque s’étend également aux objets contaminés, tels que les vêtements, la literie, les aiguilles ou l’équipement médical ayant touché ces fluides. Le CDC souligne que les prestataires de soins de santé et les membres de la famille soignant un malade sans méthodes de contrôle d’infection appropriées présentent le risque le plus élevé.

L’infection peut également provenir d’animaux infectés. L’OMS et Wikipedia indiquent que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont considérées comme les hôtes naturels des orthoebolavirus, capables de propager le virus sans être elles-mêmes affectées. D’autres animaux, comme les chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes de forêt ou les porcs-épics, peuvent également transmettre le virus aux humains lorsqu’ils sont malades ou morts.

Taxonomie virale et progression clinique de la maladie

La maladie, initialement connue sous le nom de fièvre hémorragique d’Ebola, est causée par un groupe de virus appelés orthoebolaviruses. Ces virus ont été découverts en 1976 lors de deux épidémies simultanées : l’une causée par le virus Soudan à Nzara (actuel Soudan du Sud) et l’autre par le virus Ebola à Yambuku (actuelle RDC). Cette dernière épidémie a eu lieu dans un village près de la rivière Ebola, qui a donné son nom à la maladie.

This follows our earlier report, Kenya parmi les 10 pays africains à risque face à l’épidémie d’Ebola.

Il existe six espèces d’orthoebolavirus identifiées, dont quatre causent des maladies chez l’humain :
1. Le virus Ebola (espèce Orthoebolavirus zairense).
2. Le virus Soudan (espèce Orthoebolavirus sudanense).
3. Le virus de la forêt de Taï (espèce Orthoebolavirus taiense).
4. Le virus Bundibugyo (espèce Orthoebolavirus bundibugyoense).

Deux autres espèces n’ont pas affecté les humains à ce jour : le virus Reston, qui a causé des maladies chez des primates non humains comme les macaques et chez des porcs, et le virus Bombali, identifié chez les chauves-souris.

Sur le plan clinique, les symptômes débutent généralement entre deux jours et trois semaines après l’exposition, avec une moyenne de 8 à 10 jours selon le CDC. Les signes initiaux sont la fièvre, les maux de gorge, les douleurs musculaires et les maux de tête. La maladie progresse ensuite vers des symptômes dits « humides », incluant des vomissements, de la diarrhée et des saignements internes et externes.

Le pronostic est sévère, avec un taux de létalité variant entre 25 % et 90 % selon les épidémies, pour une moyenne d’environ 50 %, d’après les données de l’OMS, de Wikipedia et de WebMD. Le décès survient souvent en raison d’un choc lié à la perte de fluides, généralement entre 6 et 16 jours après l’apparition des premiers symptômes.

Il est important de noter que le virus peut persister dans le sperme ou le lait maternel pendant plusieurs semaines ou mois après la guérison. Le CDC recommande d’éviter tout contact avec le sperme d’une personne rétablie jusqu’à ce que des tests prouvent que le virus n’est plus présent.

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