Saul « Canelo » Alvarez doit repenser sa stratégie après sa défaite face à Terence Crawford, une performance où il a semblé incapable de s’adapter à la vitesse et à la technique de son adversaire. L’ancien promoteur d’Alvarez, Oscar De La Hoya, estime qu’un changement d’entraîneur pourrait être la clé pour prolonger la carrière du boxeur mexicain au plus haut niveau.
La défaite contre Crawford a mis en évidence un manque d’adaptation tactique chez Alvarez, un problème que beaucoup attribuent à un encadrement jugé insuffisant par Eddy Reynoso entre les rounds. Reynoso accompagne Alvarez depuis ses débuts professionnels à l’âge de 15 ans, et leur collaboration a été couronnée de succès, avec des titres remportés dans plusieurs catégories de poids et deux couronnes de champion incontesté des super-moyens. Un exploit que Crawford a lui-même réalisé lors de sa victoire dominante.
Oscar De La Hoya, qui entretient une relation conflictuelle avec « Canelo », n’a pas hésité à exprimer son opinion : « La seule chose que je puisse lui dire, c’est de trouver un nouvel entraîneur », a-t-il déclaré récemment aux médias. « Je ne peux pas le conseiller sur sa retraite, c’est une décision personnelle. Mais je peux dire qu’un nouvel entraîneur lui apporterait de nouvelles approches, de nouveaux trucs. Imaginez-le avec un entraîneur de renom comme Ronnie Shields, qui lui apprendrait à mieux travailler ses déplacements, sa vitesse et sa mobilité, à ne pas être aussi statique. Avec sa puissance et ses réflexes, il a encore de belles années devant lui pour affronter l’élite, mais il a besoin d’un nouvel entraîneur. »
Les difficultés d’Alvarez en matière de jeu de jambes face à Crawford confirment l’analyse de De La Hoya. Un entraîneur différent aurait pu lui permettre d’enrichir son arsenal technique et de ne pas être aussi vulnérable à la vitesse et aux angles d’attaque de son adversaire. Lors du combat, Alvarez a semblé submergé par la pression constante de Crawford, sans pouvoir trouver de solution.
De La Hoya, fort de son expérience sur le ring, a évoqué des frustrations similaires ressenties par Alvarez face à d’autres boxeurs de haut niveau, comme Floyd Mayweather Jr. et Dmitry Bivol. « C’est de la frustration », a-t-il expliqué. « Quand on affronte un Floyd, on finit par être frustré. Contre Bivol, il l’a été aussi, au point d’essayer de le soulever et de le projeter au sol. Quand il a encaissé les coups de Crawford et qu’il a pris cette profonde inspiration, il était frustré. Attention, je ne dis pas qu’Alvarez est fini. Loin de là. Tout dépend des choix d’adversaires, de la volonté de tirer profit de sa popularité. »
Une revanche entre Alvarez et Crawford n’est pas à exclure. Reste à savoir si Alvarez suivra les conseils de De La Hoya et optera pour un changement d’entraîneur afin d’ajouter de nouvelles dimensions à son jeu, ou s’il continuera à faire confiance à son équipe actuelle, malgré les frustrations du premier combat.
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