Publié le 27 novembre 2025 18:41:00. Des négociations complexes se poursuivent pour trouver une solution au sort d’une centaine de combattants du Hamas retranchés dans un réseau de tunnels à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors que l’accord de cessez-le-feu est fragile.
- Les discussions impliquent l’Égypte, la Turquie, le Qatar et les États-Unis.
- Le Hamas a publiquement demandé aux médiateurs de faire pression sur Israël pour permettre à ses combattants de quitter la zone en toute sécurité.
- Israël maintient sa position de démantèlement des capacités militaires du Hamas et n’a pas officiellement approuvé de solution pour leur évacuation.
Les pourparlers, qui se déroulent sous l’égide de plusieurs pays, visent à éviter que la situation des combattants du Hamas piégés dans les tunnels de Rafah ne compromette l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre. Selon des sources proches des négociations, entre 100 et 200 membres du Hamas seraient toujours présents dans ce réseau souterrain, situé dans une zone désormais sous contrôle militaire israélien.
Un responsable du Hamas, souhaitant rester anonyme, a confirmé à l’Agence France-Presse que les contacts avec les médiateurs – Égypte, Turquie et Qatar – ainsi qu’avec les États-Unis, se poursuivent activement.
« Les discussions et les contacts avec les médiateurs (Egypte, Turquie, Qatar) et les Américains se poursuivent pour tenter de sortir de la crise. »
Responsable du Hamas
Cependant, les estimations du nombre exact de combattants varient. Un dirigeant du Hamas a avancé un chiffre compris entre 60 et 80, précisant que la majorité d’entre eux appartiennent aux Brigades Al-Qassam, la branche armée du mouvement, et qu’ils sont actuellement “assiégés”.
Mercredi, le Hamas a lancé un appel public aux pays médiateurs pour qu’ils exercent des pressions sur Israël afin de garantir un couloir sûr pour l’évacuation de ses combattants.
« Nous appelons les frères médiateurs à prendre des mesures urgentes pour faire pression sur l’occupation afin de permettre à nos enfants de rentrer chez eux. »
Communiqué du Hamas
Cette demande, formulée dans un communiqué, constitue une première.
Une source palestinienne proche des négociations a confirmé que cette question a été abordée cette semaine avec les autorités égyptiennes, notamment avec le chef des renseignements, Hassan Rashad. Par ailleurs, une source au sein d’un des pays médiateurs a indiqué à l’Agence France-Presse que les États-Unis, le Qatar, l’Égypte et la Turquie travaillent ensemble pour trouver une solution permettant aux combattants du Hamas de sortir des tunnels situés derrière la “ligne jaune” – une zone délimitée par des blocs de ciment jaune, où l’armée israélienne s’est retirée conformément à l’accord de cessez-le-feu.
La proposition envisagée prévoit un passage sécurisé vers des zones non contrôlées par Israël, afin d’éviter que cette question ne devienne un obstacle à la pérennité du cessez-le-feu. Cependant, Israël n’a pas encore donné son accord publiquement. Un porte-parole du gouvernement israélien a déclaré début novembre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu “n’autorisera pas le passage en toute sécurité de 200 terroristes du Hamas” et réaffirme son objectif de “démantèlement des capacités militaires du Hamas et de désarmement de la bande de Gaza”.
Le Hamas a accusé Israël de violer l’accord de cessez-le-feu en “poursuivant, liquidant et arrêtant les combattants piégés dans les tunnels de Rafah”, selon un communiqué publié mercredi.

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