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Patient mort de la rage, après une greffe avec un rein infecté

by Sophie Martin

Publié le 8 décembre 2025. Un homme greffé d’un rein aux États-Unis est décédé des suites de la rage, une infection virale extrêmement rare transmise par l’organe. Ce cas, le quatrième de ce type recensé depuis 1978, soulève des questions sur les protocoles de dépistage des donneurs d’organes.

  • Un patient de l’Ohio est décédé en janvier 2025 après avoir contracté la rage suite à une greffe de rein.
  • L’infection provenait du donneur, un homme du Michigan, dont le rein était porteur du virus.
  • Les autorités sanitaires américaines ont identifié et suivi d’autres receveurs d’organes du même donneur.

L’enquête, menée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a révélé que le donneur d’organes avait été infecté par le virus de la rage. Bien que le donneur n’ait présenté aucun symptôme apparent au moment du prélèvement, des tests ultérieurs ont confirmé la présence du virus dans son rein. Le patient greffé a commencé à manifester des symptômes inquiétants environ cinq semaines après l’opération, conduisant les médecins à suspecter une infection rare. Des analyses ont ensuite confirmé la présence de l’ARN du virus de la rage dans des échantillons prélevés sur le patient.

Au-delà du rein transplanté, le cœur, les poumons, et les cornées du donneur ont également été utilisés. Les poumons et le cœur ont été destinés à une formation dans un centre de recherche du Maryland et ne présentent aucun risque de transmission. Cependant, les cornées transplantées à trois autres patients ont dû être retirées par mesure de précaution.

La rage est une maladie virale mortelle qui se transmet généralement par la salive d’animaux infectés, le plus souvent par morsure. Une fois les symptômes apparus, la survie est extrêmement rare, avec moins de 50 cas documentés dans le monde. La transmission de la rage par des organes transplantés est un événement exceptionnel, mais souligne la nécessité d’une surveillance accrue des donneurs, en particulier ceux ayant eu un contact potentiel avec des animaux sauvages. L’Organisation Mondiale de la Santé fournit des informations détaillées sur la rage et ses modes de transmission.

Cet incident relance le débat sur la nécessité de renforcer les protocoles de dépistage des donneurs d’organes, notamment en ce qui concerne les infections virales rares. Les autorités sanitaires envisagent des mesures supplémentaires pour minimiser les risques de transmission de maladies par voie de transplantation.

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